RENCONTRE du CLUB LECTURE du 5 avril

 

La réunion a commencé ainsi :
J'ai 2 nouvelles à vous annoncer, 1 bonne et 1 mauvaise.
Par laquelle je commence ?
La mauvaise : Aline démissionne de son poste de responsable du club pour raison personnelle.
Je veux la remercier au nom de toutes pour sa disponibilité, ses compétences d'animatrice et sa gentillesse .
La bonne : nous avons une nouvelle responsable de bibliothèque : Elodie qui vient du Jura avec une expérience de 8 années en bibliothèque.
La citation du mois est de Michaël CONNELLY écrivain américain qui publie un polar
Jusqu'à l'impensable, présenté p .62 de Lire :
"Ça ne sert à rien d'écrire si ce n'est pour donner un sens plus élevé à l'expérience humaine".

 

QUELQUES SORTIES DE LIVRES REMARQUEES :

- Prix France TV Roman : Tropique de la violence de Natacha APPANAH
- Prix France TV Essai : Tuer le cancer de Patrizia PATERNILI BRECHOT, qui avait présenté son livre, un polar médical, à la Grande Librairie en janvier
 
- La fille d'avant de JP DELANEY, best seller aux Etats Unis et en Angleterre.
Thriller diabolique.p.7
- Un appartement à Paris nouveau MUSSO, incroyable histoire de tableaux
- Le vertige des falaises de Gilles PARIS roman choral qui révèle les secrets de 3 générations de femmes, après Ma vie de courgettes
- Les semences , Patrimoine en voie de disparition et Pour en finir avec la faim dans le monde de Pierre RABHI et JulietteDUQUESNE
 
-BD Gérard de Michel SAPIN , 5 années dans les pattes de Gérard DEPARDIEU p.13
 

 LA GRANDE LIBRAIRIE :

 

Le 2 -03 : Bernard PIVOT a présenté La mémoire n'en fait qu'à sa tête, souvenirs autobiographiques
 
Le 9-03 : Philippe CLAUDEL : Inhumaines, 25 histoires cruelles, glaciales.
Hubert REEVES : J'ai vu une fleur sauvage, herbier de Malicorne, village de la Puisaye
 
Le 16-03 : Laurent GAUDE : 1er recueil de poésies : De sang et de lumière
Philippe DJIAN : Marlène
Histoire de 2 vétérans qui rentrent d' Afghanistan. L'un veut reprendre une vie normale, l'autre pas.
 
Le 23-03 : Philippe LABRO Ma mère cette inconnue
Louise ERDRICH Culture amérindienne, née dans le Minnesota :
Le pique-nique des orphelins (2016) , elle a été connue avec Dans le silence du vent.
 
Le 30-03 : Alain MABANCKOU : auteur de Petit Piment a écrit :
Penser et écrire l'Afrique aujourd'hui
Jean Christophe RUFIN : Le tour du monde du roi ZIBELINE , jeune noble qui part à la conquête du monde et se retrouve roi de Madagascar.
 
Prochaine émission : Eric ORSENNA et René de OBALDIA

 

MANIFESTATIONS D'AVRIL :

Vous les retrouverez dans le classeur violet à l'accueil.
 
DIJON : Librairie Grangier
Jeudi 13 avril : rencontre avec Valérie TONG CUONG pour son livre Par amour, roman historique sur la vie d'une famille havraise pendant la 2ème guerre mondiale
Vendredi 14 avril : dédicace avec Michel SAPIN auteur de la BD : Gérard ,citée en 1ère partie
Samedi 22 : fête de la librairie indépendante, 1 livre,1 rose
 
DOLE : librairie Passerelle
Vendredi 14 : Arnaud FRIEDMAN, auteur bisontin présente : La vie secrète du fonctionnaire,
un recueil de nouvelles
Samedi 15 : après-midi avec conteuse : Racontotte
Samedi 22 après-midi: Jeux de société pour petits et grands
 
AUTUN : 20ème fête du livre les 8 et 9 avril
Andrée cite la liste des écrivains présents locaux et nationaux : Alain Bougrain-Dubourg, Didier Cornaille, Sandrine Collette, René de Obaldia, Marcel Amont...
 

PRESENTATION DU MAGAZINE LIRE :

 
- meilleures ventes : p.29
- choix des libraires p.14
- thème du mois : Spécial Polar p.40 avec le classement des 10 meilleurs romans policiers
- petite bibliothèque idéale du thriller : suggestions de 5 titres p.47
- présentation d'un auteur, Jean Christophe RUFIN, académicien qui habite un chalet au cœur des Alpes et vient de publier : Le tour du monde du roi Zibeline
- extrait de polar p .58 L'informateur de GRISHAM
- entretien avec Michaël CONNELLY p.62 qui parle de son livre Jusqu'à l'impensable ,dans lequel on retrouve ses héros fétiches : Harry Bosch inspecteur et son demi frère: Mickey Haller avocat.
 
Nous allons prochainement acheter des nouveautés.
Vous pouvez nous indiquer quelques titres et nous essaierons de vous satisfaire.
 
La prochaine réunion du club aura lieu le 3 mai 2017.
 
Suite au festival du film policier à Beaune, au salon du polar de Lyon et au magazine spécial polar du magazine Lire d'avril, nous prévoyons une réunion spéciale Livres policiers le mercredi 7 juin.
 
Nous terminons la réunion par une appréciation commune de chacun des livres qui accompagnera dorénavant les résumés sur le blog.
 
Bonnes lectures ensoleillées et à bientôt.
 
Aleth

 

 

LIVRES PRESENTES

Le garçon

Marcus Malte
Éditeur : ZULMA (18/08/2016)
Résumé :

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin, d’instinct.
Alors commence l’épreuve du monde : la rencontre avec les hommes – les habitants d’un hameau perdu, Brabek, l’ogre des Carpates, lutteur de foire philosophe, Emma, mélomane et si vive, à la fois soeur, amante et mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’abominable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.
Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience, émaillé d’expériences tantôt tragiques, tantôt cocasses, et ponctué comme par interférences des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est l’immense roman de la condition humaine.

Avis du club : A LIRE ABSOLUMENT
 
 

La nuitde feu

Eric-Emmanuel Schmitt
Éditeur : ALBIN MICHEL (02/09/2015) 
Résumé :

« Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. »
Une nuit peut changer une vie. 
À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard. 
Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg. Mais il va se perdre dans les immenses étendues du Hoggar pendant une trentaine d'heures, sans rien à boire ou à manger, ignorant où il est et si on le retrouvera. Cette nuit-là, sous les étoiles si proches, alors qu'il s'attend à frissonner d'angoisse, une force immense fond sur lui, le rassure, l'éclaire et le conseille.
Cette nuit de feu -ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique- va le changer à jamais. Qu'est-il arrivé ? Qu'a-t-il entendu ? Que faire d'une irruption aussi brutale et surprenante quand on est un philosophe formé à l'agnosticisme ?
Dans ce livre où l'aventure se double d'un immense voyage intérieur, Éric-Emmanuel Schmitt nous dévoile pour la première fois son intimité spirituelle et sentimentale, montrant comment sa vie entière, d'homme autant que d'écrivain, découle de cet instant miraculeux. 

Avis du club : SURPRENANT

 

Mygale

Thierry Jonquet
Éditeur : GALLIMARD (05/07/1999) 
Résumé :
«Alex était parti, après avoir embrassé le vieux. Huit jours plus tard, il attaquait la succursale du Crédit Agricole et tuait le flic. Au village, tout le monde devait avoir gardé la page du journal, avec la photo d'Alex à la Une et celle du flic en famille.»
 

La bête et la belle

Thierry Jonquet
Éditeur : GALLIMARD (15/09/2016)
Résumé :
A écouter Léon, qui prend la vie comme elle vient, la mort frappe à tout va dans la banlieue. Il suffit de passer la tête dans l'appartement du Coupable pour se retrouver dans l'autre monde.
Il faut dire qu'il s'y passe des choses étranges : les poubelles s'accumulent derrière les volets clos... De quoi éveiller les soupçons des habitants de la cité des Lilas Bleus et du commissaire Gabelou ! Mais les apparences sont faites pour être trompeuses...
Quand vous connaîtrez Léon, vous serez mordu !
Thierry Jonquet s'amuse avec les figures du conte et les assombrit aux couleurs de la "Série noire."


 

 

Moloch

Thierry Jonquet 
Éditeur : GALLIMARD (16/05/2001)
 
Résumé :

Quand la juge d'instruction Nadia Lintz arrive sur les lieux du crime, elle s'attend à trouver une scène d'horreur, mais pas à ça : des cadavres d'enfants carbonisés, figés dans une dernière tentative désespérée d'échapper à la mort. Que faisaient-ils, enfermés dans ce pavillon délabré ? Qui les y avait amenés ? Qui y a mis le feu ? Ce qui ressemble à première vue à un règlement de compte entre trafiquants d'enfants, se révèle n'être qu'un maillon d'une affaire bien plus horrible. Pour faire triompher la justice, Nadia devra plonger dans l'obscurité de l'âme humaine et contempler la face de Moloch. Reprenant des personnages présents dans Les Orpailleurs, Jonquet traite dans ce roman de l'un de ses thèmes favoris : la place réservée aux enfants dans notre société dite évoluée. Grâce à une construction particulièrement resserrée, il passe de situation en situation, de personnage en personnage, pour révéler au fil des pages l'étendue des dégâts. Un roman qui fait froid dans le dos.

Avis du club : AUTEUR FRANCAIS- BELLE DECOUVERTE

 

Le bonheur à perpet': Pour l'abolition de la peine à vivre    (mars 2017)

      de Clément Nicolle  (Auteur), Valérie Girard (Illustrations)

 

Résumé :
Quoi ?! Encore un livre sur le bonheur ? Qu’est-ce qu’il va préconiser celui-là ? Le naturisme, le port de sarouel lavé à l’aloe vera, ou bien le lancer-rattraper de cacahuètes ? Rien de tout cela, même si j’adore le lancer-rattraper de cacahuètes. Je ne vais pas vous donner de méthode « claquement-de-doigts » pour vivre heureux, parce que cette méthode n’existe pas. Parce que, la seule personne capable de vous offrir le bonheur, c’est vous. Mais je suis peut-être en mesure de vous aider. Ingénieur spécialisé en neurosciences de formation, passionné de littérature et philosophie, ouvert à la spiritualité orientale, j'ai pu relier différentes conceptions du bonheur, et surtout comprendre comment cultiver son propre bonheur en pratique. C'est parti pour un joyeux bout de chemin ensemble ?

 

Avis du club : JEUNE AUTEUR A SUIVRE
 

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                      RENCONTRE du CLUB LECTURE le 1er Mars

 

Bravant pluie et vent, le club s'est réuni le mercredi 1er mars pour échanger à propos des prix littéraires de l'automne.
Clotilde responsable de la médiathèque a annoncé son départ courant mars et le club lui souhaite bonne chance pour la suite.
Aleth a présenté l'actu littéraire et a commencé par une citation de Prévert pour défendre les femmes contre le sentiment de supériorité des hommes :
Il/ toujours il/ toujours, il qui pleut et qui neige, toujours il qui fait du soleil/ toujours il/ pourquoi pas elle jamais elle.
 
Quelques sorties de livres remarquées :
Sandrine COLLETTE : Les larmes noires sur la terre
Cédric GRAS : La mer des cosmonautes. Périple en Antarctique.
Sandrine TIMECHINAT, auteur locale, Simon Siméo on reparlera de lui un jour (1er roman)
Une sortie de film : Patient, d'après le livre de Grand corps malade, biographie.
RV avec la grande librairie :
- le 2 février :
DELACOURT Grégoire : Danser au bord de l'abîme
JULLIEN François : Une seconde vie
FEREY Caryl :Pourvu que ça brûle
- le 9 février :
GUENIFFEY Patrice : Napoléon et De Gaulle
BONNET Melchior : Les grands hommes et leur mère
DURAFFOUR ET TAGUIEFF : Céline, la race, le juif
- le 16 février :
DAOUD Kamel : Mes indépendances
SCHMITT Eric Emmanuel : Plus tard je serai un enfant
VAL philippe : Cachez cette identité que je ne saurais voir
- le 23 février :
GRAVAS Costa : Intégrale 1 , films souvent inspirés de romans
FREMEAUX Thierry :  Sélection officielle , journal de Cannes
ZERUYA Shalev : Douleur
- le 2 mars : PIVOT : La mémoire n'en fait qu'à sa tête
 MANIFESTATIONS :
- locales :
VINI BD: 4 et 5 mars à Dijon, salle Devosge
-à Cessey sur Tille , salle polyvalente, le 11 mars (à venir!), auteurs et livres régionaux seront à l'honneur de 14h30 à 18h avec un speedbooking à 15h30
-1er et 2 avril : 10èmes rencontres BD à Longvic
- à Dole, librairie Passerelle : voir programme affiché sur le panneau du club lecture
- à Dijon, librairie Grangier : programme à consulter sur place
- à Paris : SALON DU LIVRE porte de Versailles du 24 au 27 mars
Shoa et BD au mémorial de la Shoa du 19 janvier au 30 octobre
- 60 ans de Lagaffe à Beaubourg
 Présentation du magazine LIRE de mars :
- meilleures ventes de livres p.27
- choix des libraires p.14
- thème du mois p.33: Les mystères de Paris.
 Sur les traces des grands romans : Simenon, Barjavel, Prévert…
 Le grand Paris : nouveauté de Aurélien BELLANGER p.44
- Entretien p.95 avec Parick RAMBAUD : Chronique d'une fin de règne
-Portrait p.64 de Zeruya SHALEV prix Fémina Etranger 2014 et vue chez Busnel  pour Douleur
-Extrait p.60 de Belle d'amour de Franz Olivier GIESBERG
 
    Livres évoqués au club et commentaires :
 
    Laëtitia ou la fin des hommes de Ivan Jablonka
   Roman-documentaire tiré d’une histoire vraie
Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.
Ce fait divers s’est transformé en affaire d’État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue.
Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l’enquête, avant d’assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.
Andrée : fait divers terrible, destin terrible
Comment ce journaliste a-t-il eu accès à tous les documents et rapports de police ? Lecture difficile.
Josette : Fait divers de 2011 récent. Voyeurisme ?
Milieu social difficile, qu'on veut ignorer.
Quel avenir pour sa sœur jumelle?
   Le Garçon de Markus Malte – Roman
"Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d'instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d'un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l'amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C'est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l'existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l'on nomme la civilisation. Itinéraire d'une âme neuve qui s'éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l'Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l'immense roman de l'épreuve du monde.
Andrée : enfant sauvage.
Livre dense, foisonnant.
Ecriture recherchée, vocabulaire riche.
Livre qui rappelle les écrits de Victor Hugo.
Aleth : Seul après la mort de sa maman, le Garçon erre et découvre peu à peu le monde.
Récit d'expériences, de rencontres qui vont le faire grandir.
(livre non terminé)
   Chanson douce de Leïla Slimani                    Roman
 Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.
Clotilde : personnages réalistes, femme active, débordée et...2 enfants tyrans !
Livre écrit à l'envers : flash back sur l'histoire de la nounou et de la famille qui l'embauche.
Bérengère : nounou parfaite mais peu crédible.
La mère fait l'autruche, elle voit mais…
Valérie : livre dérangeant, oppressant comme 3 jours une vie de LEMAITRE.
Josette : Louise, la nounou n'a jamais reçu d'affection. Bourreau ou victime ?
Seule, sans passion, elle se raccroche à l'amour des petits.
   Petit pays de Gaël Faye – roman
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.
Bérengère : récits d'enfants qui vivent la séparation de leurs parents sur un fond de climat politique grave, la guerre civile puis le drame rwandais.
Elle a adoré le livre et le conseille.
Valérie : fin succulente !
Bérengère termine sa lecture par une citation de 4 ème de couverture.
  Babylone de Yasmina Reza
"Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C'est l'image d'eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le Reza champagne ou par l'excitation d'être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d'autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l'infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j'entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l'irrémédiable."
déjà présenté par Valérie lors d'une précédente réunion
Bérengère : malgré un sujet grave, (assassinat) livre drôle, vaudeville
   Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont - Tonnerre                                            Roman
 « La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d'un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant... Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une
tragédie, haletant comme une saga.
Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ».
Dominique : suspense !
Une histoire d'amour aux USA se mêle à la 2ème guerre mondiale et particulièrement Dresde.
Elle raconte le début du livre avec maints détails et capte l'attention de toutes.
Elle n'a pas terminé, donc suite à la prochaine réunion !
    Repose-toi sur moi de Serge Joncour - roman
Livre qui fera l'objet d'un échange lors du prochain RV du club .

 

Après des échanges passionnants et passionnés, il a fallu conclure et …
VIVEMENT la prochaine réunion  !
Aleth

 

 

 

 

 

Réunion du club lecture le 1er février 2017

 

 

Les mois se succèdent et après la longue et belle période de froid de janvier, notre rencontre du 1er février s’est faite avec le redoux mais en pleine tempête politico-médiatique provoqué par un certain canard ayant échappé à la grippe aviaire …
Nous nous sommes empressées de revenir à « nos moutons » et Aleth a pris la parole pour nous entretenir de nouvelles plus enrichissantes et épanouissantes en commençant par une citation de Daniel PENNAC :
 « Ce qui est passé nous manque et ce qui dure nous lasse. » :  Lire février 2017
 Quelques sorties de livres remarquées :
- François ROUX :Tout ce dont on rêvait
- SEKSIK : Romain Garry s'en va -t-en guerre
- Michel ONFFRAY :    Décadence, vie et mort du judéo christianisme
- Cécile ALDUY :Ce qu'ils disent vraiment. Les politiques pris aux mots.
- François LENGLET : Tant pis, nos enfants paieront
 Des RV avec la Grande Librairie :
- Le 12-01 :  Pennac présente le cas Malaussène, 20 ans après Au bonheur des ogres
- Le 19-01 :  Thème de l'histoire : Busnel reçoit Michel Onfray pour Décadence et Patrick Boucheron pour Histoire mondiale de la France
- Le 26-01 : Ogien Ruwen, philosophe atteint d'un cancer, présente: Mes mille et une nuits
- Patrizia Paternils Brechot, oncologue : Tuer le cancer
- Christophe André : 3 minutes à méditer, livre avec CD
MANIFESTATIONS :
Locales :
- A la librairie La PASSERELLE à Dole:Vendredi 10-02 présentation du livre Spleen ou stress de Pascale FAIVRE
- A la librairie GRANGIER à Dijon : jeudi 9-02 dédicace de J P SOISSONS de 17h à18h :
Les polars d'Edgar
(Voir affichage sur notre portique Club lecture à la médiathèque, en entrant à gauche)
- Salon VINI BD  à Dijon Salle Devosge les 4 et 5 mars 2017 : 36 auteurs présents et rencontre avec des viticulteurs, animations, dédicaces…
Ailleurs :
- A Levallois :  6 ème salon du roman historique le 26-02 avec pour Président Yasmina KHADRA
 Dans le magazine Lire du mois, il y a un dossier sur Baudelaire et un entretien avec Daniel PENNAC. On trouve également toute l'actualité littéraire : parutions, commentaires, citations...
 
Après ces présentations, chacune d'entre nous a souhaité s'exprimer sur quelques ouvrages :
 
Suite à la restitution du livre : Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson  que Josette n'avait que moyennement aimé le mois dernier, Andrée, Marie Hélène et Aleth se sont lancées dans cette expédition :
Manifestement, cet auteur et l’homme ne laisse pas indifférent :
-  La rédaction de cet ouvrage est perçu comme une rééducation ou thérapie, un exemple de courage et de rédemption.
-  L’auteur se met en scène du début à la fin.
- Ce cheminement est initiatique pour lui.
En globalité Andrée, Marie Hélène et Aleth ont apprécié cette traversée de la France en diagonale avec Sylvain Tesson tout en reconnaissant, parfois, quelques bémols.

 

Comme à son habitude, Dominique nous a tenu en haleine avec le résumé de :
   Désaxés – Lars Kepler     Roman policier
Sur une vidéo anonyme adressée à la police criminelle, une femme est en train d’enfiler son collant, probablement filmée à son insu. Le lendemain, elle est retrouvée assassinée à coups de couteau. Lorsqu’elle reçoit une deuxième vidéo, la police panique à l’idée d’avoir un train de retard sur le meurtrier. Tout est mis en oeuvre pour identifier la prochaine victime. En vain. Puis le même scénario se répète… et les cadavres se multiplient : un tueur en série voyeuriste balance ses exploits sur internet juste avant de passer à l’acte. Et la police est dans l’impasse.
Un nouveau meurtre survient : cette fois les enquêteurs découvrent sur place un homme en état de choc. Il a nettoyé la maison de fond en comble avant d’allonger confortablement le corps mutilé de sa femme dans le lit conjugal, mais ne se souvient plus de rien.
Pour forcer les barrages de la mémoire, la police fait appel au Dr Erik Maria Bark. L’hypnotiseur va reprendre du service, pour la première fois depuis très longtemps, loin de se douter que ses découvertes l’entraîneront dans une dangereuse spirale mensongère qui pourrait s’avérer fatale.
Verrouillez la porte, tirez les rideaux et savourez le frisson de ce thriller magistral et haletant de l’unique Lars Kepler !
Dominique nous a précisé que Lars Kepler n'est pas le vrai nom de l'auteur du roman. Après recherche,  Il s'agit en réalité du pseudonyme qu'utilise un couple d'écrivains suédois : Alexander et Alexandra Ahnoril.
Comment peut-on écrire à deux : la réponse est peut-être dans le fait que les chapitres sont très courts malgré les 592 pages ?
Elle a retrouvé des personnages de romans précédents : Erik, le psychiatre qui abuse des psychotropes et Joona Linna, l'ancien policier finlandais.
Les descriptions sont très détaillées, l’hémoglobine est au rendez-vous mais le récit bien rythmé n’est pas glauque : bonne lecture

 

Josette s’est retrouvée, une fois de plus, avec une lecture traitant de guerre et c’est donc en Irlande qu’elle nous a entraînées.
   Retour à Killybegs -Sorg Chalandron -  Roman historique contemporain
 "Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence."
Effectivement, Josette nous a rappelé l’armée de l’ IRA qui défrayait la chronique quotidiennement et particulièrement la grève de la faim de Bobby Sands .
En effet, la seconde grève de la faim eut lieu en 1981 et constitua une épreuve de force entre les prisonniers et le premier ministre Margaret Thatcher. L'un des grévistes de la faim, Bobby Sands, fut élu député au cours de la grève, ce qui attira l'attention des médias de partout dans le monde. On mit fin à la grève après que dix prisonniers furent morts de faim, parmi lesquels Bobby Sands, dont les funérailles attirèrent 100 000 personnes.
Cette période sert de toile de fond à ce récit tragique.
Josette a été touchée et a aimé cet ouvrage émouvant.

 

Valérie nous a parlé de :
   L’autre qu’on adorait - Catherine Cusset - Roman
 «Quand tu penses à ce qui t’arrive, tu as l’impression de te retrouver en plein David Lynch. Blue Velvet, Twin Peaks. Une ville universitaire, le cadavre d’un garçon de vingt ans, la drogue, la police, une ravissante étudiante, une histoire d’amour entre elle et son professeur deux fois plus âgé : il y a toute la matière pour un scénario formidable.
Ce n’est pas un film. C’est ta vie.»
L’autre qu’on adorait fait revivre Thomas, un homme d’une vitalité exubérante qui fut l’amant, puis le proche ami de la narratrice, et qui s’est suicidé à trente-neuf ans aux États-Unis. Ce douzième roman de Catherine Cusset, où l’on retrouve l’intensité psychologique, le style serré et le rythme rapide qui ont fait le succès du Problème avec Jane, de La haine de la famille et d’Un brillant avenir, déroule avec une rare empathie la mécanique implacable d’une descente aux enfers.
Comment et pourquoi un homme, apparemment doué en tout, va d’échec en échec, tant dans sa vie professionnelle que personnelle ?
Cet homme est terriblement blessé par le portrait que la narratrice, son amie, dresse de lui.
Qui était réellement cet admirateur de Proust ?
Pour Valérie, la narratrice rend une oraison qui rend sa dignité à un ami disparu et cherche à se faire pardonner. C’est un beau et triste récit.
 
C’est en riant qu’Aleth nous a fait part du livre qu’elle a pris en se méprenant sur le sens du titre :
    La veillée – Virginie Carton - Roman
 « C’était si étrange, si inattendu, de se retrouver soudain tous les deux seuls après des années d’éloignement, sans conjoints, sans enfants. Juste une maison vide et un mort à veiller. »
La mort d’un père qui n’a pas livré tous ses secrets.
Deux amis d’enfance pour le veiller.
Marie et Sébastien ont une nuit pour découvrir la vérité.
Et peut-être, enfin, se la dire. Entre rires et larmes, un roman plein de tendresse et d’aveux
Un roman d’amitié.
En dehors de sa méprise sur le titre, Aleth a apprécié ce livre.
Dans ces heures de veillée les masques tombent et l'importance des liens qui nous relient à ceux qui comptent, quelques soient leurs mensonges, leurs secrets cachés. La nuit réserve son lot de surprises qui dérape en fous-rires et aussi un bouleversement, avec l'arrivée d'un personnage incroyable et des révélations qu'il apporte sur ce père qu'on croyait connaître. Un huis-clos au timing court, au plus proche des personnages et de leurs sentiments nus, leurs rêves et leurs regrets.
Connait-on ceux qui vivent à nos côtés ?

 

 C’est Marie Hélène qui a conclu avec :
    La grande muraille – Claude Michelet - Roman
 Ce n'est qu'un champ de pierres que cette pièce de quatre-vingts ares que l'oncle Malpeyre lègue à son neveu Firmin, pour lui « apprendre à vivre » jamais personne n'a jamais pu cultiver ce coin de causse du Quercy. Bel héritage ? Cependant le jeune homme décide de relever le défi qui lui est lancé : sous les pierres, il y a forcément de la terre, et Firmin commence à dépierrer... Ce travail insensé - dans le village, on le tient pour fou - occupera toute sa vie. Car, après avoir fait resurgir la terre et planté de la vigne et des arbres fruitiers, Firmin, revenu de la guerre, entreprendra d'utiliser les pierres de son champ à la construction d'une grande muraille qui ceindra son domaine.
Un homme et des pierres. C'est la plus simple histoire du monde. C'est aussi l'une des plus belles, dans la lignée de Giono.
C’est un éloge du terroir, de l’amitié et d’un homme qui passe sa vie à construire un mur : est-il fou pour autant ?
C'est un livre sur la terre qui n'a rien à voir avec "sur les chemins noirs".
Bau roman

                Nous nous sommes séparées en nous souhaitant

                 de bonnes lectures pour ce mois de février.

           La prochaine réunion est prévue le 1er mars
      avec la restitution des prix littéraires 2016
                                                                                                                                          Aline et Aleth

 

 

 

 

    Première rencontre de l'année 2017

        pour le  club lecture "les Millefeuilles"

 

Aleth et moi, profitons de cet espace de communication
pour présenter nos meilleurs voeux 2017 à tous les lecteurs.
 
Toutes les fidèles du club lecture ont bravé le mauvais temps pour notre 1ère rencontre mensuelle de l'année et nous les remercions vivement.
Après nos échanges de voeux et de nouvelles familiales,
Aleth a présenté la rubrique littéraire du mois ainsi que des propositions de sorties.             
Les résumés des livres primés cet automne sont dans le classeur consultable sur place.
Parmi les sorties récentes, on remarque Danser au bord de l'abîme de Grégoire DELACOURT: livre poignant qui traite du désir, de nos choix, de la fragilité de nos vies...
Cet auteur vient à la librairie Grangier à Dijon le Vendredi 3 février de 17h30 à 19h.
Autre livre touchant : Arrête avec tes mensonges, autobiographie de Philippe BESSON.
La Grande Librairie du 15 décembre avait pour thème poésies et chansons et a réuni
SOUCHON, Véronique SANSON, Eddy MITCHELL, Mathieu MALZIEU, Alex BEAUPAIN ..
Prochainement, le 5-01, BUSNEL reçoit DEPARDIEU et Fanny ARDANT, pour le film Le Divan de Staline, ainsi que l'auteur du livre: Jean Daniel BALTASSAT.
Le samedi 14 janvier, a lieu la 1ère édition de la Nuit de la lecture.
La librairie Passerelle de Dole participe à cette manifestation et invite tous les amis des livres désireux de partager un coup de coeur, d'échanger, de lire des extraits à se réunir le samedi 14 à partir de 19h à la librairie.
Nécrologie : Michel DEON, écrivain et académicien, est décédé à l'âge de 97 ans.
Il est l'auteur de 40 romans dont Les Poneys sauvages et Un Taxi Mauve.
BONNE NOUVELLE : Selon une étude réalisée par l'université américaine de Yale, LIRE ALLONGE LA VIE !
30 minutes de lecture par jour permettraient de vivre 23 mois de plus.
A vos livres !
Puis, Dominique a évoqué sa rencontre avec Michel BUSSI à Dôle, le 14 décembre : elle n’est toujours pas descendue de son petit nuage…
Andrée nous a fait partager sa relecture d’un ouvrage de:
   Jules Verne : le rayon vert - roman.
Parfois, au moment de disparaître dans les flots, le soleil lance sur l'océan une ultime et brève fulgurance: ce fameux rayon vert qui, d'après une légende écossaise, confère à ceux dont il a frappé les yeux le pouvoir de voir clair dans les sentiments et les coeurs.
Alors que ses deux oncles et tuteurs, Sam et Sib Melvill, se proposent de la marier à un jeune savant de leurs relations, Aristobulus Ursiclos, la jeune Helena Campbell émet le souhait de contempler le rayon vert. Comment lui refuser ce voyage, au cours duquel, espèrent-ils, elle se laissera  convaincre daccepter l'époux qu'on lui propose? ce qu'ils ne prévoient pas, c'est qu'un jeune artiste-peintre, Olivier Sinclair, va bousculer tous leurs plans.
Avec ce roman imprégné de ses souvenirs de voyage en Ecosse, Jules Verne semble vouloir prendre ironiquement le contrepied du reste de son oeuvre. Ici, l'esprit positif et scientifique, incarné par l'ennuyeux et pédant Aristobulus, cède devant l'art, la rêverie, l'imagination poétique, dans une histoire d'amour contée en souriant.
C’est lors d'une visite de la maison de l’auteur à Amiens qu’elle s’est laissée tenter par ce titre car c’est le seul ouvrage où l’héroïne est une femme. C’est une réédition Hetzel en format poche et la 1ère de couverture est à l’identique du cartonnage d’origine ainsi que les belles illustrations sur bois gravé.
Andrée retient les magnifiques descriptions de paysages d'Ecosse et l’aspect romanesque du livre qui passe avant l’aspect scientifique.
Belle redécouverte.
Marie- Hélène a lu :
   Ecouter nos défaites de Laurent Gaudé - roman - nouvelles.
Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d'élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d'une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste... Un roman inquiet et mélancolique qui constate l'inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu'on meure pour elles.
Elle a ainsi pu partager son ressenti avec Josette qui en avait parlé au mois de novembre 2016.
Plusieurs récits s’entrecroisent chronologiquement et il est question de batailles et bien sûr de morts.
L’auteur s’est inspiré de la Mythologie Grecque et de sa symbolique : M.Hélène a lu un extrait pour illustrer.
 L’écriture est virtuose et le souffle épique.
Belle lecture, confirmée par Josette, qui a lu ce mois-ci :
   Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson : récit autobiographique
«Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides.
La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs.
Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.»
A notre grande surprise, Josette, qui a bien souvent beaucoup d’indulgence, n’a pas apprécié cette lecture qu’elle trouve pédante.
« C’est un bel exemple d’égocentrisme et de mépris pour certaines personnes ».
Josette se faisait une joie de son achat, car elle a toujours éprouvé beaucoup de plaisir à lire cet auteur: elle est donc très déçue.
Ensuite, Valérie nous a parlé de :
   L’homme qui voyait à travers les visages d’Eric Emmanuel Schmitt - roman.
Après La nuit de feu, Eric-Emmanuel Schmitt poursuit son exploration des mystères spirituels dans un roman troublant, entre suspense et philosophie.
Tout commence par un attentat à la sortie d’une messe. Le narrateur était là. Il a tout vu. Et davantage encore.
Il possède un don unique : voir à travers les visages et percevoir autour de chacun les êtres minuscules –souvenirs, anges ou démons- qui le motivent ou le hantent.
Est-ce un fou ? Un sage qui déchiffre la folie des autres ? Son investigation sur la violence et le sacré va l’amener à la rencontre dont nous rêvons tous…
E.E Scmitt est un passionné de sujets religieux et une fois encore il met en scène des personnages afin que le lecteur s’interroge : est ce Dieu qui a fait l’homme ou l’homme qui a fait Dieu ?
Qui est coupable : la main ou le cerveau ?
C’est une histoire qui colle à l’actualité. L’auteur intervient lui-même en tant que personnage dans le livre et Augustin, le narrateur va aussi rencontrer Dieu.
A la fin de sa lecture, Valérie ne savait pas si elle avait apprécié ou pas : le thème est récurrent chez l’auteur mais c’est aussi présenté d’une façon un peu fantastique et bien écrit …alors ?
Aleth a lu :
   La petite couturière du Titanic de Kate Alcott - roman historique.
Avril 1912. Tess Collins, une jeune servante anglaise, est venue à Cherbourg vivre de sa passion, la couture. Hélas, la maison qui l’emploie la traite comme une domestique.
Lorsqu’elle apprend qu’un paquebot se dirigeant vers les Etats-Unis va faire escale à Cherbourg, elle décide d’embarquer pour tenter l’aventure.
À bord du Titanic, elle fait connaissance de Lucy Duff Gordon, célébrité de la haute couture anglaise, qui s’apprête à présenter sa nouvelle collection à New York. Sa femme de chambre lui ayant fait faux bond, elle décide d’employer Tess.
En première classe du navire, Tess découvre un monde fastueux. Elle fait la rencontre de deux hommes, Jim, un marin, et Jack, un self-made-man américain. Mais, tandis qu’un triangle amoureux s’installe, le paquebot, sans que ses occupants s’en doutent, fonce vers un iceberg…
Réchappant à la catastrophe, Tess découvre que sa maîtresse a embarqué à bord d’un autre canot de sauvetage. Mais celle-ci a-t-elle survécu aux dépens d’autres passagers ? Elle se trouve bientôt face à un dilemme : rester fidèle à sa maîtresse ou dire ce qu’elle a découvert des circonstances du drame ?
Aleth a apprécié cette nouvelle version tous publics de ce naufrage déjà tant raconté car l’auteure s’appuie sur de vrais documents déclassifiés, ce qui apportent un nouvel éclairage et parle aussi de l’après. L’approche est historique avec des personnages ayant existé qui côtoient d’autres inventés pour l’aspect romancé.
Belle lecture.
Marie Hélène nous a présenté également :
   Les trois vies de Sluter d’Ignacio Catalan - roman historique.
Klaus Sluter a beaucoup voyagé. Il a appris, s’est perfectionné, s’est endurci. Il rêve maintenant de cours princières et généreuses où faire triompher le génie qu’il est certain de posséder. Philippe le Hardi a eu connaissance de son talent, il fait venir Klaus à sa cour pour accomplir le grand œuvre du duc, la chartreuse de Champmol.
C’est un voyage historique qui nous promène à l’époque des Ducs de Bourgogne.
Promenade bien agréable : cet ouvrage est disponible dans le fond local de la Médiathèque.
   Il est avantageux d’avoir où aller d’Emmanuel Carrère- biographie
   et bibliographie.
Ce livre de plus de 500 pages réunit la plupart des articles écrits par Emmanuel Carrère depuis 25 ans dans la presse (du Nouvel Observateur à La Règle du jeu, en passant par Les Inrockuptibles ou XXI). Ces textes couvrent les sujets les plus divers : de l’amour à la politique, de la littérature au cinéma, de la société et des faits divers à l’intime. On y lit l’amorce de préoccupations qui donneront plus tard lieu à des livres, on y vit avec l’auteur, ses doutes, ses échecs (par exemple une calamiteuse interview de Catherine Deneuve...), ses réussites, ses enthousiasmes, de Truman Capote à Sébastien Japrisot, du mathématicien anglais Alan Turing à Luke Rinehart. On s’y plonge dans de grands reportages sur la Roumanie, sur une junkie américaine, sur la Russie, sur le forum de Davos. On y lit aussi des préfaces à Moll Flanders de Defoe, à l’intégrale des nouvelles de Philippe K. Dick ou encore à « Epépé », de Ferenc Karinthy. Et même, pendant neuf chroniques écrites pour un magazine italien, il est « envoyé spécial dans le coeur des hommes » et, plus particulièrement, dans le sien. Bref un panorama quasi complet des talents d’Emmanuel Carrère : Analyste, chroniqueur, commentateur, aventurier, satiriste, critique et avant tout écrivain.
Ce livre patchwork montre tout le talent d’écriture d’Emmanuel Carrère.
Cet auteur a provoqué un petit débat amusé et amusant car il semblerait qu’il n’hésite pas à introduire ( sans mauvais jeux de mots ) des passages pornographiques au cœur de certains romans, le Royaume par exemple, ce qui laisse perplexe vis à vis du thème.
Bérengère nous a présenté un livre qui lui a beaucoup plu :
   Les fantômes des tuileries de Thierry Ardisson - nouvelles historiques.
Dans un palais qui n'existe plus, le destin de cinq petits dauphins qui n'ont jamais régné.
Le Palais des Tuileries a été incendié par la Commune de Paris en 1871 avant d’être rasé par la République en 1883. Aujourd’hui, combien de Français savent qu’entre le Pavillon de Marsan et celui de Flore s’élevait le Palais des Tuileries qui fermait logiquement le quadrilatère du Louvre ?

Dans ce palais qui n’existe plus, parmi tous les héritiers des maîtres des lieux, parmi tous ces Fils de France élevés comme des demi-dieux, aucun n’est monté sur le trône !
"Voilà Thierry Ardisson qui fait du « Stéphane Bern » !
C'est ce que je me suis dit au départ.
Pour Bérengère, la critique est positive : elle a apprécié ce petit voyage historique bien documenté et bien guidé avec une table chronologique qui permet de ne pas s’égarer dans notre Histoire bien dense.
J’ai lu :
   Désorientale de Negar Djavadi - roman historique.
Kimiâ Sadr, née à Téhéran puis exilée en France, suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie, Anna.
Dans la salle d'attente, elle se remémore ses souvenirs, sa famille, ses parents, opposés aux différents régimes en place.
Un récit qui évoque l'Iran des années 1970, la France d'aujourd'hui, l'exil, l'homosexualité, l'identité et la transmission.
J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a transportée en Iran sur plusieurs générations.
C’est une saga romanesque qui fait écho à l’actualité en passant du Moyen âge, à l’islamisme intégriste.
C’est un 1er livre surprenant et envoûtant.

 

Fréquentant également une autre Médiathèque que celle de Villers, une lectrice a pris la parole pour nous interroger sur le fait que nous ne communiquions pas sur les nouvelles dispositions numériques proposées gratuitement à tous les lecteurs depuis le début d'année par la Médiathèque de Côte d'or.
J'ai informé que nous allions recevoir une formation tout prochainement afin de répondre aux attentes et ainsi satisfaire nos lecteurs."
Sans concertation, chacune d'entre nous parle d'un livre à chaque réunion, et à chaque réunion, de façon surprenante, un thème se dégage.
Cette fois ci n'a pas échappé à ce constat :
c'est l'histoire et la géographie qui sont à l'honneur.
Nous sommes parties en Ecosse chercher le rayon vert,
Nous sommes allées sur les champs de batailles avec Hannibal,
le Général Grant et Hailé Sélassié.
Nous avons emprunté les chemins noirs, plein de ronces, en traversant la France.
Nous sommes montées à bord du Titanic et avons eu la chance d'en redescendre.
Nous avons fui l'islamisme radical en Iran, traversé la Turquie, pour trouver la paix.
Nous avons bâti des sculptures dans la Bourgogne de Charles le Téméraire.
Nous avons survécu à un attentat à Paris et rencontré Dieu !
Nous avons visité les tuileries avec une certaine nostalgie de la monarchie par l'auteur.
Que verrons nous à notre prochaine réunion ?
       
          Comme chacun sait, le temps passe vite en bonne compagnie
et c'est à 20 heures que nous nous sommes séparées
        en nous donnant rendez-vous le 1 février 2017 à 18 heures.
                                                           Bonnes lectures
   Aline et Aleth
 
 
  

 

Mercredi 14 décembre 19 heures

à la Médiathèque de Dôle

Conférence de Michel BUSSI

 

 

Nous étions quatre à nous rendre à cet événement et c’est dans un épais brouillard que Chantal a pris la direction de Dôle : encore merci à elle.
La Médiathèque de Dôle recevait donc Michel BUSSI, auteur de treize romans policiers et troisième vendeur de livres en France, soit plus d’un million en 2015 : l’accueil était très chaleureux et à la hauteur de sa notoriété.
C’est tout simplement une sommité dans le monde de la littérature : n’ayons pas peur des mots !
Il est publié et traduit dans 35 pays avec des titres différents, ex en Allemagne : La demoiselle… et des couvertures différentes d'un pays à l'autre.
Je ne vais, et ne peux pas rapporter 1 heure 30 d’échanges : je résume notre ressenti.
Le directeur de la Médiathèque a ouvert la conférence de façon très humoristique, ce qui a beaucoup plu à l’auteur.
-          Michel Bussi est un auteur agréable, souriant, à l’écoute, disponible, d’une grande simplicité et très réceptif. Il est d’accès facile et a répondu à toutes les questions avec son sourire qui ne le quitte pas.
Il doit bien avoir quelques défauts mais nous ne les avons pas décelés.
-          Deux personnes de la médiathèque ont remarquablement préparé l’interview et cette partition à deux voix a suscité notre admiration : toutes les questions étaient travaillées, argumentées, judicieuses et le ton était à la fois sérieux avec un mélange de légèreté, voir d’autodérision dans les réponses de Michel Bussi.
Les questions ?
Elles portaient :
Sur sa méthode de travail.
Il écrit à l'instinct, veut surprendre, créer l'émotion, rentrer dans la vie des gens.
La construction de ses romans ressemble à un puzzle.
Il imagine le scénario pendant de longs mois avant d'écrire puis il fait lire ses textes et les remanie.
Il part de l’impossible en structurant les chapitres qui vont conduire vers le twist final, le possible, faisant rebondir l'affaire, en égarant le lecteur tout au long du chemin.
Twist est le mot qu’il a employé le plus souvent : il est en quête de rebondissement, d'inattendu.
Il alterne courses poursuites et temps lents pour capter le lecteur.
Il joue beaucoup sur les mots. Il a d'ailleurs commencé à écrire des recueils de jeux de mots dès 15 ans.
Pourquoi ses titres de livres sont-ils des titres de chansons et pourquoi des extraits de chansons dans ses livres ?
Né en 1965, il est un enfant de la chanson populaire : c'est une nouvelle forme de poésie contemporaine pour lui.
Souvent une chanson est liée à des événements marquants de nos vies. Sur les conseils de son éditeur, Il fait attention aux droits d’auteurs vivants et aux ayants droits d’auteurs décédés, a-t-il précisé avec humour !
 Comment choisit-il les lieux, les personnages ?
Les noms des personnages sont longuement recherchés : Ex Cassanu, le patriarche dans Le temps est assassin. Ce mot latin veut dire chêne.
Les lieux sont trouvés après l'histoire elle-même et sont plus ou moins réels, c'est le propre des romans.
 Va-t-il rester dans le roman policier ou s’orienter dans un autre registre ?
Depuis septembre 2016, il n’exerce plus que cette activité d’écrivain car il est en disponibilité du CNRS.
Il aura donc plus de temps pour toutes les obligations liées à ce métier de l’écriture mais pas pour l’écriture elle-même car il aime écrire en grappillant le temps.
Il aimerait écrire de la Science- fiction mais ce n’est pas un genre prisé en France à part chez les jeunes et ceux-ci lisent des séries de plusieurs tomes. C'est donc un travail énorme : à voir dans les années qui viennent.
Une certitude, il n’écrira jamais de biographie, ni de livres sur sa famille : ça ne l'intéresse pas du tout.
Il n'est pas inspiré par les faits divers et trouve indécent de les utiliser pour écrire.
Son prochain livre sera un roman de dimension sociale, plus sérieux mais il ne veut pas en dire plus !
Le temps est passé très vite en sa compagnie et celui des dédicaces est arrivé.
Aleth et moi, nous sommes approchées du buffet pendant que Dominique « se précipitait » pour la dédicace de son dernier livre : personne du club lecture n’est surpris en lisant ces lignes, j’imagine. Chantal a fait de même.
Tout en discutant, nous avons assisté à l’exercice de dédicaces :
Michel Bussi discutait avec chacune, sans jamais cesser de sourire, en manifestant un enthousiasme interactif : c'est d'ailleurs le terme qui le caractérise le mieux.
Quand « nos deux chasseuses », sur un petit nuage, sont venues nous rejoindre et se restaurer un peu, nous avons échangé sur le très bel environnement dans lequel nous étions, en notant quelques idées.
Autre remarque qui, hélas, devient habituelle : très peu d'hommes dans l'assistance (note d'humour, je précise).
Un grand bravo à toute l’équipe de la Médiathèque de Dôle pour cette prestation sans faute de haute volée, tant pour son organisation, sa disponibilité et son superbe interview : c'était très chaleureux et professionnel.
Il a bien fallu envisager le retour et devinez de quoi ou plutôt de qui nous avons parlé sur le chemin du retour : de Michel Bussi, bien sûr !
Vous trouverez tous les autres renseignement concernant Michel Bussi
sur le site Presses de la Cité.
 

     Bonnes fêtes de fin d'année    

Rendez-vous le mercredi 4 janvier 2017   

 

                             Aline et Aleth

 

 Pour des raisons techniques, les photos liées à l'évènement seront mises en ligne plus tard.

 

 

 

 

 

Lmichel bussi

 

 

  Rencontre du club lecture le 2 novembre 2016

 

  C’est donc en période de congé de Toussaint que nous nous sommes retrouvées et bien sûr, nous étions moins nombreuses mais néanmoins enthousiastes.
 Promis, nous serons vigilantes pour les prochaines dates « tombant » dans des périodes de vacances : nous déplacerons les réunions !
 Clotilde a rappelé les prochaines animations de la Médiathèque :
 -          Si vous souhaitez apprendre à fabriquer vous-même vos produits d’entretien avec des produits naturels, rendez-vous mercredi 9 novembre à 18h à l’espace rural de Villers les Pots : c'est sur inscription et gratuit.
 C’est organisé en partenariat avec la Communauté de Communes, la Médiathèque et la Municipalité de Villers les Pots.
  -          Noter dans vos agendas la date du dimanche 27 novembre : grand spectacle gratuit et ouvert à tous, des Frères PANINI, spectacle de grande qualité.

 

 Aleth a innové une nouvelle rubrique : les informations littéraires du mois écoulé.
1- Les prix littéraires :
- prix Nobel de littérature : Bob Dylan.
- prix Fémina : Marcus MALTE, Le garçon.
- grand prix du Roman de l'Académie Française : Adélaïde de CLERMONT TONNERRE, Le dernier des nôtres.
 - le prix Médicis : Ivan JABOLONKA, Laëtitia ou la fin des hommes.
2 - Quelques sorties :
- Harry Potter et l'enfant maudit.
- Marcel PROUST, lettres au duc de Valentinois.
- Lettres d'amour de MITTERRAND à Anne PINGEOT.
3 - RV avec la Grande Librairie de BUSNEL : coups de coeur
- Pierre RABHI, La convergence des consciences.
- Sylvain TESSON , Sur les chemins noirs.
- Philippe DELERM, Journal d'un homme heureux.
- Sophie DAULL, La suture.
4 - Manifestation littéraire :
Prochainement à Paris, 8ème édition du festival de lecture à haute voix : Livres en tête du 21 au 27 novembre.
Aline a résumé rapidement un excellent article sur la bataille des 4ième de couverture par les éditeurs.
Ces articles détaillés seront à disposition des lecteurs dans un classeur disponible à la Médiathèque .
Puis nous avons échangé sur nos lectures
Josette est revenue sur :
La voyageuse de nuit de Françoise Chandernagor - roman
Que savons-nous de nos "proches"? Lorsque Olga, malade, coupe brusquement toute communication avec son entourage, ne parle plus, ne regarde plus, ce sont ses filles qui ouvrent les yeux - sur ce qui les sépare.
Dans cette famille en apparence si unie, chacune des quatre soeurs a, en effet, sa propre vision de la mort et sa propre vision de la mère. Les voilà renvoyées à leur enfance et confrontées à cette vérité : dans une famille, personne n'a eu la même mère. Parce que Olga, silencieuse, les yeux fermés, est en train de s'effacer, chaque fille découvre sur "le clan", un clan étrangement matriarcal, ce qu'elle ne savait pas ou n'avait pas voulu savoir - petits secrets qui recomposent peu à peu un puzzle géant dont aucune, jusque-là, n'avait détenu toutes les pièces.
Elle a terminé ce livre et s’étonne de la fin qui lui donne un goût d’inachevé très fort, impression partagée par Aleth.
A la question : pourquoi ce titre ? …pas de réponse, des suppositions par rapport au thème abordé.
J’ai donc cherché et trouvé ceci qui pourrait être une piste : Chateaubriant nomme la vieillesse « la voyageuse de nuit ».
Puis Josette nous a parlé de sa dernière lecture :
defaitesEcouter nos défaites de Laurent Gaudé - roman
Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d'élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d'une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste... Un roman inquiet et mélancolique qui constate l'inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu'on meure pour elles.

Je ne résiste pas à vous faire partager le texte de Laurent Gaudé lui-même expliquant ce qu’il a voulu transmettre aux lecteurs

“Écoutez nos défaites est un livre sur le temps. Celui des quatre époques qui s’entremêlent et construisent le récit : la guerre entre Hannibal et Rome, la guerre de Sécession, la deuxième guerre italo-éthiopienne et enfin l’époque contemporaine. Mais c’est aussi un livre qui essaie de saisir ce continuum qui nous traverse, nous lie aux époques précédentes, dans une sorte de mystérieuse verticalité. Un peu comme le font ces objets archéologiques qui traversent les siècles, surgissent parfois à nos yeux, au gré d’une fouille, nous regardent avec le silence profond des âges et disparaissent à nouveau, vendus, détruits ou engloutis pour quelques siècles encore.
Dans Écoutez nos défaites, chacun espère la victoire. Les généraux réfléchissent, construisent des stratégies, s’agitent, envoient leurs hommes à l’assaut, connaissent des revers, des débâcles, se reprennent et parviennent parfois à vaincre. Mais qu’est-ce que vaincre ? Battre son ennemi ou lui survivre ? Est-ce qu’au fond Hannibal n’a pas vaincu Scipion ? N’est-ce pas lui qui est devenu mythe ? Qu’estce que vaincre lorsque la partie ne se joue pas uniquement sur le champ de bataille ? Hannibal, Grant et Hailé Sélassié ne meurent pas au milieu de leurs troupes. Ils survivent à la guerre, traversent cette épreuve et vieillissent. Et avec le temps, l’écho lointain des batailles, si terrifiant au moment où ils les vécurent, devient peut-être le bruit de leur gloire passée ou en tout cas le souvenir d’instants où ils furent vivants comme jamais. Car ce qui vient après la bataille, que l’on ait gagné ou perdu, c’est l’abdication intime, cette défaite que nous connaissons tous, face au temps.
Et si, dès lors, la défaite n’avait rien à voir avec l’échec ? Et s’il ne s’agissait pas de réussir ou de rater sa vie mais d’apprendre à perdre, d’accepter cette fatalité ? Nous tomberons tous. Le pari n’est pas d’échapper à cette chute mais plutôt de la vivre pleinement, librement.
Les deux personnages principaux d’Écoutez nos défaites, Assem, l’agent des services français, et Mariam, l’archéologue irakienne, sont dans cette quête. Ils sont aux endroits où le monde se convulse. Et si la défaite ne peut être évitée, du moins son approche est-elle l’occasion pour eux de s’affranchir. Quitter l’obéissance et remettre des mots sur le monde. Assumer la liberté de vivre dans la sensualité et le combat. C’est cet affranchissement commun qui rend leur rencontre possible et va les unir dans cette traversée d’un monde en feu, où ils seront peut-être défaits mais sans jamais cesser d’être souverains.” Laurent Gaudé.
Josette a apprécié ce livre qui est une réflexion sur la victoire et aussi cette question : qu’est ce que la défaite ?
Nous avons participé à une discussion sur l’actualité brûlante.
Valérie a poursuivi avec :
babyloneBabylone de Yasmina Reza – roman
« Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C'est l'image d'eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l'excitation d'être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d'autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l'infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j'entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l'irrémédiable. »        
C’est un récit drôle, bien écrit,  construit avec des Flash back. C’est aussi un croquis social.
La question posée avec ce livre : peut on tout faire au nom de l’amitié ?
Valérie a aimé cette lecture qui le lendemain recevait le prix Renaudot 2016.
 Aleth a partagé :
secretsPetits secrets et grands mensonges de Liane Moriarti - roman.
Jane, mère célibataire, vient d’emménager à Sydney avec son petit garçon et un secret qui est le sien depuis cinq ans. Le jour de la rentrée scolaire, elle rencontre Madeline, un personnage haut en couleur avec lequel il faut compter – elle se souvient de tout et ne pardonne jamais – et Céleste, une femme à la beauté époustouflante mais qui, paradoxalement, est toujours mal à l’aise. Elles prennent toutes deux Jane sous leur aile, en faisant attention de dissimuler leurs propres secrets. Cependant, quand un simple incident impliquant les enfants de chacune des trois femmes survient à l’école, les choses s’enveniment : les commérages vont bon train, les rumeurs empoisonnées se propagent jusqu’au point où il est impossible de démêler le vrai du faux.
 Pour Aleth, ce livre est un puzzle permettant de retrouver ce qui s'est passé lors de la fête de l'école mais le début est lent, peu passionnant.
 Les thèmes traités sont le harcèlement à l'école, les commérages des mères, la violence conjugale…
 L'ensemble n'est pas enthousiasmant, même si l'intrigue est inattendue.
 Berengère nous a fait part de :
 juleszLuke et Jon de Robert Williams – roman
 Duerdale, bourgade paumée dans la campagne anglaise. Luke, treize ans, petit génie de la peinture, les yeux vert émeraude, vient de perdre sa mère et emménage avec son père dans une bâtisse à demi en ruine située dans les collines. Tiraillé entre sa peine et le chagrin de son père qui ne jure plus que par le whisky, Luke se lie d'amitié avec Jon, un véritable ovni au look désuet doté d'une mémoire extraordinaire, et souffre-douleur de l'école. Commence alors pour les deux adolescents blessés par la vie un nouveau chemin vers la guérison et le bonheur.
    Berengère a beaucoup aimé ce livre à l’écriture fluide et bien écrit.
   Aline a lu :

 successionLa succession de Jean Paul Dubois – roman

Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Il a beau y avoir connu le bonheur, rien n’y fait : il est complètement inadapté au monde. Même le jaï-alaï, cette variante de la pelote basque dont la beauté le transporte et qu’il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasser le poids qui pèse sur ses épaules. L’appel du consulat de France lui annonçant la mort de son père le pousse à affronter le souvenir d’une famille qu’il a tenté en vain de laisser derrière lui.
Car les Katrakilis n’ont rien d’une famille banale : le grand père, Spyridon, médecin de Staline, a fui autrefois l’URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du dictateur; le père, Adrian, médecin lui aussi, était un homme insensible, sans vocation ; l’oncle Jules et la mère, Anna, ont vécu comme mari et femme dans la grande maison commune. En outre, cette famille semble, d’une manière ou d’une autre, vouée passionnément à sa propre extinction.
Paul doit maintenant se confronter à l’histoire tragique de son ascendance, se résoudre à vider la demeure. Jusqu’au moment où il tombe sur deux carnets noirs tenus par son père. Ils lui apprendront quel sens donner à son héritage.
Avec La Succession, Jean-Paul Dubois nous livre une histoire bouleversante où l’évocation nostalgique du bonheur se mêle à la tristesse de la perte. On y retrouve intacts son élégance, son goût pour l’absurde et la liste de ses obsessions.
 Cet ouvrage est bien écrit. Au début, j’ai aimé l’humour noir du narrateur puis petit à petit je n’ai vu que de la noirceur.
 La grande question : peut on échapper à  son destin ?
 Ai-je aimé ? l’écriture certainement mais l’énergie de ce livre est sombre.
 Je ne l’offrirai pas à une personne que j’aime.
 Merci à Bérengère qui nous a fait partager une information importante :
 Rendez-vous les 19 et 20 novembre 2016
 pour la 8ème édition du salon du livre jeunesse Crocmillivre ( 1 à 15 ans )
  - 5 rue Devosge à Dijon !
Entrée et animations gratuites
Penez à la rencontre des auteurs et illustrateurs présents, écouter des histoires,
  lire et dessiner.
 Participez à des lectures de contes, des ateliers, des spectacles,
et faites dédicacer des livres
  par plus d’une trentaine d’auteurs et illustrateurs !

 

 Nous nous sommes séparées en nous donnant rendez-vous le 7 décembre 2016, le dernier de l’année en cours.
 
Bonnes lectures
 
Aline et Aleth

 

 

 

Le Club lecture se retrouve le 5 octobre 2016

Contrairement au mois dernier, la température était nettement plus fraîche : je parle de la météo, bien sûr.
Aleth et moi, tenons à remercier les personnes qui exercent une activité professionnelle et qui arrivent, essoufflées d’avoir couru. En effet, elles ne veulent pas manquer cette parenthèse d’échanges, importante pour elles. Peu importe l’heure de leur arrivée, elles sont attendues et seront toujours les bienvenues.
Après un temps de convivialité permettant de prendre des nouvelles des unes et des autres, nous sommes entrées dans le vif du sujet : nos lectures du mois écoulé.
Bérengère a lu un livre qui a provoqué une adhésion ou un rejet de la part de plusieurs lectrices. Elle souhaitait apportait son avis.
Il reste la poussière de Sandrine Colette – Policier
Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?
Et bien, elle pu le lire en entier contrairement à d’autres personnes et sans être particulièrement déstabilisée par le thème car elle a trouvé la distance nécessaire à cette lecture.
Son avis : le rythme est mou et l’ambiance pesante.
Puis, Bérengère a poursuivi avec :
Un instant d’abandon de Philippe Besson – roman
Je suis né au milieu d'un automne, un jour de brume, un jour comme un autre, en somme. La brume, elle est là presque tout le temps. Elle recouvre tout, elle nous accompagne, elle sera là jusqu'au jour de notre mort. Elle est notre unique certitude. Ce voile sur nos visages. Ce gris dans nos regards. Ces gouttes qui perlent sur l'avant de nos bras. J'ai habité toute mon enfance dans une des maisons de poupée alignées sur le rebord de la côte, vous savez, ces maisons identiques les unes aux autres, au point qu'on pourrait rentrer chez un voisin sans s'en rendre compte. Ces maisons qui possèdent des bow-windows et un jardinet. On gare la voiture sur le côté. Je n'ai pas d'âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant. Je suis Thomas Sheppard, les gens m'ont toujours appelé Tom. Les gens, ce sont mes parents, les garçons qui ont grandi en même temps que moi, les vieux, les commerçants. Et Marianne, bien sûr. Personne ne m'appelle Thomas. Sauf ma grand-mère. Elle ne va pas tarder à mourir, à ce qu'on m'a dit. Alors, pour de bon, je ne serai plus Thomas pour personne. Je suis Thomas Sheppard et je n'avais jamais quitté Falmouth jusqu'à ce que les hommes m'emmènent. Aujourd'hui, je reviens. Je n'avais nulle part où aller.
Ce livre lui a plu, mais pas facile non plus les liens familiaux !
Josette, qui avait lu plusieurs ouvrages de grande dureté contemporaine, a voulu changer de siècle et d’ambiance avec :
voyageuse  La voyageuse de nuit de Françoise Chandernagor- roman
Que savons-nous de nos «proches»? Lorsque Olga, malade, coupe brusquement toute communication avec son entourage, ne parle plus, ne regarde plus, ce sont ses filles qui ouvrent les yeux  sur ce qui les sépare. Dans cette famille en apparence si unie, chacune des quatre sœurs a, en effet, sa propre vision de la mort et sa propre vision de la mère. Les voilà renvoyées à leur enfance et confrontées à cette vérité : dans une   famille, personne n'a eu la même mère.
Parce que Olga, silencieuse, les yeux fermés, est en train de s'effacer, chaque fille découvre sur «le clan», un clan étrangement matriarcal, ce qu'elle ne savait pas ou n'avait pas voulu savoir – petits secrets qui recomposent peu à peu un puzzle géant dont aucune, jusque-là, n'avait détenu toutes les pièces.
Elle a apprécié ce livre bien construit, bien écrit mais le thème abordé de la fin de vie est sombre et son envie de légèreté n’était pas au rendez-vous. La voyageuse de la nuit» révèle, par sa construction autant que par sa narration, la complexité des relations familiales.
Andrée a partagé son goût de l’aventure avec :

africaAFRICA TREK - TOME 2 - DU KILIMANDJARO AU LAC DE TIBÉRIADE - Aventures

14000 kilomètres dans les pas de l'homme.
Kenya, Éthiopie, Soudan, Égypte, Israël... Après le grand succès d'«Africa Trek I», Alexandre et Sonia Poussin nous racontent la suite et la fin de leurs aventures africaines.
Alexandre et Sonia Poussin ont entrepris de remonter d'une seule foulée le continent africain en refaisant le voyage du premier homme, de l'australopithèque à l'homme moderne, le long de la vallée du Rift en Afrique de l'Est. Le premier tome d'«Africa Trek» relatait leur périple du cap de Bonne-Espérance au Kilimandjaro, le second les suit du Kilimandjaro au lac de Tibériade. À pieds, seuls, sans sponsor ni assistance technique, ils ont pris le temps de vivre avec les masaïs, de suivre une méharée, de gravir les pyramides. Durant cette seconde partie du voyage, nos deux marcheurs ont connu des moments fort difficiles ? découragement, hostilité de certaines populations ? et d'autres instants magiques ? rencontres inoubliables et découvertes de lieux hors du temps. Sincères et enthousiastes, les Poussin nous offrent plus qu'un récit de voyage, le portrait d'un continent.
 Andrée a aimé lire ce périple pédestre qui est une extraordinaire invitation au voyage.
Trois années riches: de cultures, d'histoires et d'Histoire, de rencontres.
Trois années d'épreuves, d'endurance, de joies, d'inquiétude et d'espérance.
Puis, dans un tout autre registre,  Andrée nous a fait partagé le livre écrit par Ernest Hemingway et publié en 1964, soit trois ans après sa mort.
Paris est une fête d’Enerst Hemingway - Nouvelles
Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu'elle fit sa remarque sur la génération perdue. Elle avait eu des ennuis avec l'allumage de la vieille Ford T qu'elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s'occupait de sa voiture - un conscrit de 1918 - n'avait pas pu faire le nécessaire, ou n'avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein.
De toute façon, il n'avait pas été sérieux et le patron l'avait sévèrement réprimandé après que Miss Stein eut manifesté son mécontentement. Le patron avait dit à son employé : "Vous êtes tous une génération perdue." C'est ce que vous êtes. C'est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue.
C’est un hymne à la vie, à l'amitié, à la création et un magnifique hommage rendu à Paris.
Ce livre a été déposé en hommage parmi les fleurs lors des attentats à Paris, ce qui lui a valu d’être redécouvert et réimprimé en janvier 2016.
Aleth nous a fait partagé son adhésion totale à la lecture de :
Dieu n’habite pas à la Havane de Yasmina Khadra - roman
A l'heure ou le régime castriste s'essouffle, « Don Fuego » chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd'hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille « rousse et belle comme une flamme », dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.
Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n'habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d'un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.
A la question : pourquoi le titre ?
Parce que ce peuple est un peuple en souffrance qui se croit abandonné par Dieu.
C'est un livre sur la passion du chant, de l'amour, de la vie, sur la sagesse de l'homme vieillissant avec pour toile de fond un pays sous la dictature de Castro.
Rêve et réalité se côtoient tout au long du récit.
C’est un livre extraordinaire, un vrai régal : que dire de plus !
         Dans le cadre de son engagement très actif dans une autre structure, Aleth a rencontré André Besson, grand écrivain régional de Franche-Comté. Afin de se préparer à cet évènement, elle a alterné ses lectures : un livre de A.Besson et un livre d'un autre auteur. Cette redécouverte en amont, lui a permis de mieux connaitre la bibliographie de cet homme qu'elle a trouvé très ouvert, facile d'accès et d'un profond humanisme. Des ouvrages privés viennent compléter notre fond concernant cet auteur et circulent au club lecture.
                  Suite à son intervention, nous sous sommes demandées en souriant si nous allions devoir intégrer les auteurs régionaux de Franche-Comté à notre fond régional Bourgogne : ouh ! la la ....En effet, nous appartenons désormais à la grande région Bourgogne - Franche-Comté, mais laissons la réponse à cette question aux autorités compétentes.
Dominique, suite à une infidélité à Michel Bussi, a lu :
dormirAvant d’aller dormir de Steve Watson et S.J.Watson – Policier
À la suite d'un accident survenu une vingtaine d'années plus tôt, Christine est aujourd'hui affectée d'un cas très rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu'elle a en fait 47 ans et qu'elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu'elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé... et sur son présent.
Après une présentation toujours très habile de l’intrigue sans dévoiler la fin, Dominique nous a fait part de son enthousiasme : elle a beaucoup apprécié le crescendo haletant qui aboutit à une fin bluffante.
Ce livre étant publié en 2011, certaines d’entre nous connaissaient et ont partagé son enthousiasme.
Clotilde s’est intéressée à une BD :
peintresLes Grands Peintres - Auguste Renoir - BD
Danse à la campagne
Paris, hiver 1893. Par l’intermédiaire de son ami le marchand d’art Paul Durand Ruel, Auguste Renoir rencontre Erik Satie au cabaret montmartrois du Chat Noir. En discutant, Renoir se rend compte qu’il connait la future épouse de Satie qui fut un temps l’une de ses muses. À l’époque, le peintre avait deux modèles féminins favoris qui étaient également ses maîtresses : Suzanne Valadon, qui posa pour Danse à la Ville, et Aline Charigot pour Danse à la Campagne. Deux rivales, de caractères totalement opposés, qui se jalousaient Renoir et dont le destin a ironiquement voulu que leurs tableaux soient toujours exposés côte à côte. Une relation tumultueuse qui démontre l’influence des muses sur les artistes de l’époque.
Dodo et Ben Radis nous replongent dans l’effervescence artistique du Montmartre de la fin du XIXe siècle : cette période de transition entre la Commune et la première guerre Mondiale qui fut l’une des plus prolifiques de l’histoire des arts.
Clotilde croise Satie et Cézanne mais surtout c’est la recherche de modèles et d’art dont il est question.
Son avis : un peu « plan-plan » et surtout beaucoup de femmes et de sexe :"je ne pensais pas que Renoir était aussi comme ça !"
Puis elle enchaîne avec:
coiffeurLe coiffeur de Marie-Antoinette et autres oubliés de l’histoire de Frédérique Richaud - Nouvelles
Dans les coulisses de l'Histoire...
Un agent de police qui règle la circulation au sommet du mont Everest, un voleur de cerveau, un coiffeur qui fait couper la tête de sa meilleure cliente, un aubergiste aveugle, un écrivain connu inconnu, un berger chilien poursuivi par des vampires, un ancêtre de Jacques Chirac…
Soixante-quinze portraits, soixante-quinze seconds rôles qui ont vécu dans l’ombre d’un grand homme (Napoléon, James Dean, Socrate, Marcel Proust…) ou d’un grand événement (le débarquement de Normandie, la conquête de l'espace, la découverte de l’Amérique…) et qui ont, chacun leur tour et à leur manière, et parfois même sans le vouloir, contribué à écrire l’histoire du monde.
Comme dit le proverbe : « L’essentiel, c’est de participer » !
Le style est familier mais vivant ce qui est fait un livre agréable, rapide à parcourir.
Ne cherchez pas le coiffeur de notre Président…….il n'est pas dans ce livre : ce sera dans quelques années !
Personnellement j’ai lu :
riquetRiquet à la houppe d’Amélie Nothomb – roman
« L’art a une tendance naturelle à privilégier l’extraordinaire. »
Amélie Nothomb
Enide, enceinte à quarante-huit ans donne naissance à Déodat après de nombreuses années d'un mariage heureux avec Honorat. Mais, surprise, Déodat est affreux : ce qui n'empêchera pas les parents de l'entourer de compréhension et d'affection.
Déodat est exceptionnellement intelligent et passe au-dessus des railleries de ses camarades.
A sa grande surprise, au lycée, les filles l'apprécient.
D'un autre côté, Rose et Lierre ont une fille, Trémière, dotée d'une rare beauté. Les parents la trouvent bête mais heureusement, sa grand-mère, la mystérieuse Passerose l'élève et lui fait prendre conscience de ses qualités d'observatrice silencieuse.
Avant de me lancer dans cette lecture je me suis informée de l’origine de Riquet à la Houppe attribué à Charles Perrault publié dans les contes de ma mère l’oye en 1697.
En fait, lui-même s’est inspiré d’un conte écrit par Catherine Bernard, la nièce de Corneille qui fut célèbre en son temps car couronnée par l’Académie Française en 1671,1693 et 1697.
Je voulais citer cette femme car l’Histoire n’a retenu que Charles Perrault ......à méditer.
Ce livre est un hymne aux livres, il est léger dans le ton, amusant et pose les bonnes questions. J’ai aimé.
        C'est tardivement que nous nous sommes séparées
en nous donnant rendez-vous le 2 novembre.
 Aline et Aleth

  

 

 

 

     Rentrée du club lecture des MILLEFEUILLES

 

        Le 7 septembre, nous nous sommes retrouvées, certes, un peu moins nombreuses, car quelques lectrices profitaient encore de cette belle fin d’été.

       Qui dit rentrée, dit bilan de l’année écoulée, propositions et nouveautés.

  •        Le club lecture est désormais animé par deux personnes de la Médiathèque :                           Aline et Aleth.
  •        Notre confirmation et intention de participer à l’animation « clameurs » organisée par la bibliothèque et la municipalité de Dijon au printemps : pas encore d’information sur la liste des livres retenus pour ce tribunal littéraire. Nous restons en veille.
  •      Le choix de deux thèmes communs de lectures à une période déterminée :                                    7 décembre 2016 : poésie

                                                                      1 mars 2017 : prix littéraires 2016.

    Nous ferons en sorte que les lectrices puissent s'approvisionner à la Médiathèque avec les livres concernant ces 2 thèmes.
             Puis nous avons mis en commun notre ressenti à la lecture des ouvrages de Katarina Mazetti car cette auteure suédoise avait été choisie pour la globalité de son œuvre.
    Chacune d’entre nous a ainsi pu lire deux ou trois ouvrages pour cette rentrée.

A la question : offririez- vous un livre de cette auteure à une personne que vous aimez ?
Réponse unanime : non.
       Seul, le mec de la tombe d’à côté emporte des suffrages pour le style humoristique employé par Katarina Mazetti qui a essentiellement écrit des ouvrages pour adolescents.
Quant aux autres livres, voici le résumé rapide  :facile mais pas passionnant.
A conseiller aux adolescents.

Comme vous l’avez certainement déjà compris, nous sommes vite passées aux lectures de l’été.


le tempsLe temps est assassin de Michel BUSSI - roman policier
offert à notre lectrice, fait aussi partie de nos nouveautés.
Votre été sera corsé !
Eté 1989
La Corse, presqu'île de la Revellata, entre mer et montagne.
Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite... et bascule dans le vide.
Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.
Eté 2016
Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l'accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé.
A l'endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre.
Une lettre signée de sa mère.
Vivante ?
Dominique a a.d.o.r.é : pas d’ennui, « bien ficelé », certainement un de ses meilleurs ouvrages.

tricoteusesPuis Bérengère nous a fait partager :
Les tricoteuses du bord de mer - roman de Gil Mc Neil
Prendre enfin un nouveau départ : c’est le rêve de Jo McKenzie dont le mari vient de décéder. Seule avec deux jeunes enfants et des finances dans le rouge, elle doit changer de vie. Elle décide de s'installer dans la ville de son enfance, une petite station balnéaire Jo rénove la boutique de sa grand-mère, un magasin de tricot et de laine. Elle crée aussi un club de tricoteuses et se fait de nouvelles amies, des personnages souvent hauts en couleur. Il y a notamment l’excentrique star de cinéma, l’italienne passionnée qui dirige le restaurant local ou la présentatrice télé… Ces femmes de tous horizons parlent de leurs vies, de leurs enfants, échangent quelques ragots autour de la cheminée et, accessoirement, apprennent à tricoter. Et les choses changent encore pour Jo lorsqu’un homme entre dans sa vie…
Une comédie sur le pouvoir de l’amitié et les nouvelles chances offertes par la vie.
C’est un bon roman, pas mièvre sur l’absence de mari, de père pour deux enfants et la difficulté de survivre pour pouvoir simplement vivre.

Valérie a totalement changé de sujet en nous faisant découvrir :
LA PATIENCELa patience du Franc-tireur d’Arthuro Perez- Reverté -  roman Thriller
Un éditeur charge Alejandra Varela, spécialiste de l'art urbain, de retrouver Sniper, graffeur célèbre pour son talent exceptionnel et ses actions de rue à la limite de la légalité et de la guérilla. Elle doit lui proposer, en même temps qu'une édition de ses œuvres, une grande rétrospective au MoMA. Mais personne n'a jamais vu le visage de Sniper ni ne sait où il se trouve. De Madrid à Lisbonne, de Vérone à Naples, Alejandra se lance alors sur ses traces et se retrouve prisonnière d'un piège mortel à mesure qu'elle comprend les véritables objectifs des performances stupéfiantes de cet artiste radical.
Après Le Peintre de batailles, Arturo Pérez Reverte revient à l'un de ses thèmes de prédilection en interrogeant, au fil d’une traque haletante et impitoyable dans l'univers du graffiti, la fonction de l’art aujourd’hui, pure beauté ou objet de spéculation, et les nouvelles formes de rébellion dans nos sociétés occidentales mondialisées.
L’auteur, grand reporter et correspondant de guerre, s’est extrêmement bien documenté pour traiter ce sujet sur l’art urbain très méconnu du grand public. C’est un très bon livre, bien rythmé.
Valérie nous rappelle que « le tableau du maître flamand « est du même auteur.


Josette nous a proposé :
jamaisJamais sans elles : Des femmes d'influence pour des hommes de pouvoir de Jacques Santamaria et Patrice Duhamel
A côté de chaque grand homme d'Etat ou de pouvoir, il y a une femme. Ou plusieurs. Des femmes d'influence. Une vraie influence, personnelle, politique, psychologique. Une influence qui va marquer l'enfant, façonner l'adolescent ou forger l'homme mûr qui part à la conquête du pouvoir.
Qu'y a-t-il de commun entre Yvonne de Gaulle, Adelaïde Jaurès, Jeanne Blum, Marie-Louise Chirac, Charlotte Badinter et la princesse Mathilde Bonaparte ? Elles confirment toutes l'adage populaire qui nous dit que derrière chaque grand homme se cache une femme.
Qui connaît par exemple l'influence réelle d'Yvonne de Gaulle auprès de son mari, notamment pour l'autorisation de la pilule contraceptive ? Ou encore la complicité étonnante et peu connue entre Tante Yvonne et André Malraux ?
Sait-on que la femme la plus influente dans la vie de François Mitterrand, celle qui lui a appris à aimer charnellement la France, fut sa grand-mère « Maman Ninie » ?
Le rôle de Claude Chirac auprès de son père est connu mais sait-on qu'Elisabeth de Gaulle a souvent influencé son Général de père ?
Et que dire de Liliane Marchais, la militante communiste au soutien indéfectible ; de Denyse Seguin, à qui son fils Philippe vouait un véritable culte ; ou encore de Michelle Auriol, la première des Premières dames à avoir joué un rôle politique réel ?
De Napoléon à Valls en passant par Giscard, Badinter, Juppé, Jospin, Bayrou, Sarkozy ou Hollande, quelle aurait été leur carrière politique sans leur mère, ces femmes qui les ont façonnés et épaulés dans leurs combats ?
Aucun de ces hommes n'aurait franchi les étapes les conduisant au pouvoir sans ces femmes dont la vie nous est racontée ici et qui offrent un éclairage original sur l'histoire politique française.
A travers ces 26 histoires de l’influence des femmes, épouses, mères, filles, une histoire a particulièrement capté l’attention de Josette : le long échange épistolaire d’Emile Combe président du Conseil le plus anticlérical de la IIIème République, et de la princesse Bibesco, Prieure du Carmel d’Alger. C’est « une énigme »…


Puis, à nouveau Josette nous a partagé une autre lecture très différente, la vie des clandestins:
echouésLes échoués de Pascal Manoukian - roman
« Le chien était revenu. De son trou, Virgil sentait son haleine humide. Une odeur de lait tourné, de poulet, d’épluchures de légumes et de restes de jambon. Un repas de poubelle comme il en disputait chaque jour à d’autres chiens depuis son arrivée en France. Ici, tout s’était inversé, il construisait des maisons et habitait dehors. Se cassait le dos pour nourrir ses enfants sans pouvoir les serrer contre lui et se privait de médicaments pour offrir des parfums à une femme dont il avait oublié jusqu’à l’odeur… »
1992. Lampedusa est encore une petite île tranquille et aucun mur de barbelés ne court le long des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Virgil, le Moldave, Chanchal, le Bangladais, et Assan, le Somalien, sont des pionniers. Bientôt, des millions de désespérés prendront d’assaut les routes qu’ils sont en train d’ouvrir.
Arrivés en France, vivants mais endettés et sans papiers, les trois clandestins vont tout partager, les marchands de sommeil et les négriers, les drames et les petits bonheurs.
Les situations sont d’une réalité dramatique et les personnages bouleversants de courage : un ouvrage vrai qui colle à l’actualité avec cette question : que faire ?


Aleth a lu :
un fils en Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda - roman 
Anil prenait de plus en plus conscience de la place que Leena occupait dans son esprit… Il n’avait pas réussi à l’oublier au bout de tant d’années. Il voulait la revoir, voilà ce dont il était sûr, et pour cela, il était prêt à affronter sa mère. Il l’avait laissée contrôler sa vie une fois à ce sujet, mais il ne la laisserait pas recommencer.
Il suivrait ce que son cœur lui disait.
Anil est un jeune Indien qui commence des études de médecine dans le Gujarat puis part les compléter aux États-Unis. Sa redoutable mère rêve pour lui d’une union prestigieuse. Or, depuis qu’il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d’un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l’éloigner, en la mariant à la va-vite.
Les destins croisés d’Anil et de Leena forment la trame de ce roman – lui en Amérique, qui est loin d’être l’eldorado qu’il croyait ; et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de mariages arrangés. Ils se reverront un jour, chacun prêt à prendre sa vie en main, après beaucoup de souffrances. Mais auront-ils droit au bonheur?
C’est la prise de conscience du fossé entre ses racines dans un pays dit en voie de développement avec les côtés archaïques et le rêve américain avec la mentalité qu’il ne supporte pas : c’est la décision (ou pas ) de faire le choix de vie qui correspond au mieux à son envie.
Roman agréable qui pose aussi des questions sur le choc des cultures.


Aline a partagé :
quatreLes quatre saisons de l’été de Grégoire Delcourt - roman
Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.
C’est un livre agréable avec en fil rouge : la chanson de Cabrel « hors saison », le feux d’artifice du 14 juillet sur la plage du Touquet et quatre histoires qui portent chacune le nom d’une fleur.

                               Nous nous sommes séparées en échangeant des lectures, bien sûr !
                                                               Rendez-vous le 5 octobre 2016


                                                                               Aline et Aleth






 

 

6 Juillet 2016 : dernière rencontre du club lecture

avant les vacances d’été.


Nous nous sommes retrouvées dans une chaude ambiance estivale afin de partager nos dernières lectures.
Après avoir pris des nouvelles des unes et des autres, nous avons débuté nos échanges.
Clotilde souhaitait confronter son ressenti à celui de Josette avec cette lecture d’Olivier Barde – Cabuçon :
Entretien avec le diable - Policier - 2016
Une jeune fille possédée par le diable, des villageois qui meurent chaque jour, une abbaye hantée depuis la mort de son abbé, une mystérieuse Dame blanche errant dans la forêt… Le mal aurait-il envahi cette vallée perdue de Savoie ? Et qui est cette jeune fille à la capuche rouge qui semble ne pas avoir peur du loup ?
Sur le chemin qui les ramène de Venise à Paris, le commissaire aux morts étranges et son père vont profiter de leur étape dans ce lieu insolite et reculé pour opposer les préceptes de la raison aux manifestations de l’inexplicable. Temporairement aveugle, le chevalier de Volnay doit s’en remettre à l’ingénue Violetta et à ses sens exacerbés par la tension ambiante. Son père, quant à lui, cache tant bien que mal son excitation sous sa robe de bure : car quoi de plus tentant, pour un moine hérétique, que de s’entretenir avec le diable lui-même ?
Quelque part entre L’Exorciste, Le Nom de la rose et Le Petit Chaperon rouge, Entretien avec le diable est sans conteste le volet le plus détonnant dans la série du commissaire aux morts étranges.
En résumé, Clotilde et Josette se sont retrouvées pour partager quelques remarques :
Beaucoup de références liées au livre précédent de l’auteur : humeur noire à Venise.
Les personnages sont sympathiques et le lien entre le père et le fils montre au final une belle relation. Agréable à lire.
Puis Valérie peut échanger avec Andrée sur sa lecture de :
celle queCelle que vous croyiez de Camille Laurens - roman - 2016
Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n’est pas la vôtre, hélas. C’est pourtant de ce double fictif que Christophe – pseudo KissChris – va tomber amoureux.
En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d’une femme qui ne veut pas renoncer au désir.
Andrée n'a pas apprécié ce livre, un peu déçue par cette auteure qu'elle apprécie par ailleurs.
Camille Laurens est une spécialiste de l’autofiction.
Trois versions de la même histoire : laquelle est-elle vraie ?
C’est difficile, incompréhensible, pour certaines d’entre nous de devoir deviner la fin d’un roman :ici c’est le cas puisque nous ne savons pas pas quelle version est la bonne.
Humour et lucidité sont au rendez-vous, notamment lors de l’entretien avec le psychologue.
Ce livre ne laisse pas insensible et Valérie a aimé.

Aleth n’a retenue qu’une lecture parce que l’auteure décrit une bourgeoisie dijonnaise mais elle n’a pas été « emballée » : c'est "un bof ".
l erreurL’erreur de Gilberte de Jeannine Poitau . roman - 2010
Gilberte, dernière représentante dune grande famille bourgeoise dijonnaise, entend exercer son autorité tant sur son entreprise que sur ses enfants et petits-enfants. Décider pour les autres, ne pas laisser place à leur initiative ou à leur fantaisie, toujours faire face et surtout garder sa réputation, tel est son credo. Mais à lautomne de sa vie, un doute la ronge : Gilberte se serait-elle trompée ?
 
Josette nous a partagé son ressenti pour :
le dompteurLe dompteur de lions de Camilla Läckberg - policier - 2016
Une jeune fille disparue depuis plus de quatre mois erre à moitié nue à travers la forêt enneigée avant d’atterrir sur une route déserte. La voiture arrive de nulle part, le choc est inévitable. L’accident n’explique pourtant pas les yeux crevés de la victime et les nombreuses blessures sur son corps. Lorsqu’Erica Falck commence à exhumer une vieille affaire de meurtre impliquant un ancien dompteur de lions, elle ne se doute pas que les sombres tentacules du passé sont en train de se refermer sur le présent. Et que le cauchemar ne fait que commencer…
C’est une histoire « bien ficelée » et un peu dérangeante.
Elle regrette que la fin soit un peu baclée.

Puis, de nouveau Josette nous fait partager un coup de cœur pour un livre que nous n’avons pas la médiathèque et qui mérite de figurer sur notre prochaine liste d’achat :

fauteuilUn fauteuil sur la Seine d’Amin Maalouf - roman - 2016
En racontant la vie et les aventures des dix-huit personnages qui se sont succédé au 29e fauteuil de l'Académie française depuis 1634, Amin Maalouf ne retrace pas seulement cette « généalogie en partie fictive » dont parlait son prédécesseur Lévi-Strauss ; il nous fait revivre de manière charnelle, incarnée, quatre siècles d’histoire de France.
Si « un roman est un miroir que l’on promène le long d'un chemin », selon le mot de Stendhal, le roman de la France que nous relate ici l’auteur est une Légende des Siècles à partir d'un fauteuil.
Son premier occupant se noie dans la Seine, Montherlant se suicide dans son appartement avec vue sur la Seine, et l’Académie elle-même siège dans un petit périmètre longé par la Seine, entre le Louvre et le quai Conti ; unité d’un lieu à partir duquel se déploie le kaléidoscope d’une histoire en train de se faire.
Le pouvoir des rois et des cardinaux, des hommes d’épée et des négociateurs, l’autorité grandissante ou déclinante des philosophes et des savants, l’influence des poètes, des librettistes, des dramaturges et des romanciers : autant de visages de la gloire qui nous parlent des âges différents de la Nation.
Les conflits d’idées et d’égos, les cabales pour faire trébucher Corneille, Voltaire ou Hugo, les intrigues de couloir et les histoires d’amour contrariées tissent la trame de cette si singulière histoire de France. On revisite ici la querelle du Cid et la révocation de l’Edit de Nantes, la Fronde et le jansénisme, l’expulsion des jésuites et l’émergence de la franc-maçonnerie, la Révolution de 1789, l'insurrection du 13 Vendémiaire et le coup d’état du 18 Brumaire, le Second Empire, la guerre de 1870 et la Commune de Paris, l’invention de l'anesthésie et celle des funérailles nationales, l’Affaire Dreyfus et les grandes guerres du XXe siècle...
À partir d’un simple fauteuil, lieu de mémoire fragile et chaleureux posé sur les bords de la Seine, Amin Maalouf nous fait redécouvrir les riches heures du passé de la France, la permanence de son « génie national », ainsi que ses constantes métamorphoses.  
Prenant la suite, Andrée nous a fait frémir avec :

poussiereIl reste la poussière de Sandrine Collette collection sueurs froides paru en 2016.

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?

Tout au long du récit exposé, nous étions bousculées par le sujet et son traitement mais Andrée a défendu cet ouvrage avec toute son énergie en le qualifiant de « magnifique » tout en admettant qu’il ne ménage pas le lecteur : c’est une inconditionnelle de Sandrine Collette qui est de surcroit une auteure Bourguignonne.
Voici une critique de l’expess qui confirme l’engouement d’Andrée :
Pampa de la haine
Cette femme a un don. Le don de se fondre dans des terres inconnues et inhospitalières, et d'en faire émerger, comme par magie, les aspérités les plus rugueuses et les beautés les plus cachées.

Dominique a pris la suite avec une restitution d’ouvrage sans légèreté, lui aussi :

larouteLa route de Cormac Mc.Carthy roman de science-fiction post-apocalyptique paru en 2009.
L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.

 

Elle a apprécié cette histoire fiction et cette lecture lui a inspiré une réflexion sur l’impermanence : « aujourd’hui j’ai tout et si demain je perdais tout ? » 
Personnellement, je venais de terminer :
 3joursTrois jours et une vie de Pierre Lemaitre - roman noir - 2016
"À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien…"
Ce roman m'a mis mal à l'aise : cet enfant de 12 ans meurtrier par désespoir ( mort du chien ), des personnages mesquins, des vies et points de vue étriqués.
Il est bien écrit et comme c'est Pierre Lemaître, j'attends le suivant....
Ensuite, Bérengère, qui nous rejoignait pour la 1ere fois au club lecture, nous a fait partager sa sensibilité pour la poésie : nous étions toutes ravies, d’une part de sa présence et d'autre part de cette belle ouverture dans ce domaine de la poésie.
Nous avons échangé sur son attente en ouvrages vis-à-vis d’une médiathèque et il est certain que nous allons engager un agréable partenariat avec des conseils avisés.
Je n'ai trouvé aucune représentation visuelle pour les 2 livres présentés :
ceci mérite aussi une réflexion......

Floraisie d’Yves Brial (poète de Tart le Haut) n’a pas emporté son adhésion : beaucoup d’esthétisme mais une poésie trop « légère » à son goût.

Bohème de Maurice Riguet publié en 1989 correspond plus a ce qu’elle apprécie : elle a trouvé des petits clins d’œil coquins chez l’auteur.

Je précise à Andrée et Josette que Mr Riguet, né en 1935, partage sa retraite entre Dijon et Crèches sur Saône.

Avant de nous quitter pour presque 2 mois, Valérie a proposé de participer à l’animation Clameur à Dijon organisée par la Médiathèque dijonnaise
et qui a lieu au mois de mai.

Dès la rentrée de septembre, je prendrai contact afin de connaitre la liste des livres concernés afin que nous puissions nous les procurer
et les lire pour une présence en mai 2017.

 

Merci à toutes pour votre participation active.


Bel été et rendez-vous au 7 septembre 2016.

Aline

 

 

 

 

 

 

 

Réunion du club des Millefeuilles le 1er juin 2016

 

 Ce mercredi 1 juin, nous nous sommes retrouvées à notre rendez vous mensuel.
  Nous avons accueilli avec plaisir une nouvelle lectrice venue partager ce temps avec nous.
 Après quelques échanges de bienvenue, Dominique nous a fait partager sa lecture de :

 fabrikaFabrika de Cyril Gely – 2016 - Policier

 Blessé au cours d’une fusillade entre Russes et séparatistes, Charles Kaplan, photographe de guerre, se retrouve dans un hôpital de Kiev. L’homme qui l’accompagnait est mort et son cadavre s’est mystérieusement volatilisé. Tout comme sept autres corps…
 Kaplan se lance dans une enquête effarante hantée par l’ombre d’un homme : Terek Smalko, chirurgien auréolé d’une légende noire. Et par deux mots sibyllins : Fabrika böbrekler, « l’usine à reins ».
 Un thriller remarquablement orchestré et documenté qui nous plonge, de Prague à Bucarest, de Shanghai à Ankara, au cœur d’une réalité aussi terrifiante que vraisemblable.
Son enthousiasme et son  intérêt étaient palpables mais atténués par sa conclusion :" c’est un livre terrifiant, car je ne peux m’interdire de penser, que ce je viens de lire,  peut être vrai alors que c’est un livre policier de fiction".
C’est Josette qui prend la suite avec:

 entretienEntretien avec le diable d’Olivier Barde Cabuçon -2016 - Policier

 Une jeune fille possédée par le diable, des villageois qui meurent chaque jour, une abbaye hantée depuis la mort de son abbé, une mystérieuse Dame blanche errant dans la forêt… Le mal aurait-il envahi cette vallée perdue de Savoie ? Et qui est cette jeune fille à la capuche rouge qui semble ne pas avoir peur du loup ?
Sur le chemin qui les ramène de Venise à Paris, le commissaire aux morts étranges et son père vont profiter de leur étape dans ce lieu insolite et reculé pour opposer les préceptes de la raison aux manifestations de l’inexplicable. Temporairement aveugle, le chevalier de Volnay doit s’en remettre à l’ingénue Violetta et à ses sens exacerbés par la tension ambiante. Son père, quant à lui, cache tant bien que mal son excitation sous sa robe de bure : car quoi de plus tentant, pour un moine hérétique, que de s’entretenir avec le diable lui-même ?
 Josette nous explique que l’auteur se réfère à des personnages de romans précédents qu’elle n’avait pas lus, mais ça ne gène pas trop la lecture.
 En résumé : c’est un thème ressemblant au Nom de la rose d’Umberto Eco mais en moins bien : on n’y croit pas trop.
 Puis elle revient sur un livre partagé au mois d’avril ( voir compte rendu ):
 De si parfaits épouses de Lori Roy, et confirme que ça se lit bien mais la fin est surprenante.
Nous échangeons sur la condition féminine dans les années 1950 en Amérique du Nord : des femmes au foyer sous la tutelle des maris alors que nous les pensions plus libérées.
Puis, Valérie nous présente :

 oiseau moqNe tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee – 1960 - roman

 Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.
Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.
C’est un livre d’une grande maîtrise dans l’écriture et un grand classique de la littérature américaine.
Que ce soit la petite fille du roman (scout )qui soit la narratrice apporte la simplicité d’un regard d’enfant dans des situations complexes.
Un très bon livre, un avis partagé par Dominique.
Puis,Clotilde nous a entraîné au pays de :

 bilbo leBilbo le Hobbit de Tolkien – 1937 - livre fantastique

 Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. L'aventure tombe sur lui un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l'entraînent dans une chasse au trésor périlleuse à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug.Il traversera les Monts Brumeux et la forêt elfique de Mirkwood, sera capturé par de puissants trolls et traîné par des orcs dans les entrailles de la terre;il sera contraint à un concours d'énigmes par le sinistre Gollum, engluédans la toile d'une araignée géante, et participera à une bataille légendaire.Bilbo échappera cependant à tous les dangers et reviendra chez lui, seul et incompris, mais riche et plus sage, en possession d'un mystérieux anneau.
 Prélude au Seigneur des anneaux, Bilbo le Hobbit a été vendu à des millions d’exemplaires depuis sa publication en 1937, s’imposant comme l’un des livres les plus aimés et les plus influents du XXIème siècle.
C’est par plaisir que Clotilde s’est « replongée » avec bonheur dans cette lecture enfantine fantastique jusqu’à prendre des coups de soleil : mais où était-elle pour ne pas avoir
de pluie ?
Ce livre est plein de poésie mais, car il y a un mais : grande déception de ne trouver que de rares personnages féminins réduits au simple rôle de « chouigneuses et de cuisinières » : n’oublions pas que ce livre a été écrit en 1937.
Josette nous fait partager une autre lecture :

 zulu le Zulu de Caryk Férey – 2008 – série noire

 Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records.
Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...
 Verdict :" c’est d’une cruauté absolue."
 Il y a beaucoup de personnages et c’est un engrenage mélangé de victimes et de bourreaux, chacun pouvant à la fois être l’un et l’autre.
 Personnellement, j’ai partagé :

 le trésorLe trésor de monsieur Isakowitz de Danny Wattin – 2015 - autobiographie

  Le voyage aussi rocambolesque qu'hilarant d'un grand-père, de son fils et son petit-fils à la recherche d'un trésor enfoui pendant la Seconde Guerre mondiale.
 Lorsque Leo Wattin apprend au détour d'une conversation que son arrière-arrière-grand-père, Hermann Isakowitz,avait dissimulé un trésor avant d'essayer de fuir le régime nazi, il propose à son père, Danny, et à son grand-père, Hans, de partir à sa recherche. Voici donc trois générations rassemblées dans une voiture pour un incroyable roadtrip, depuis leur point de départ en Suède jusqu'à la ville natale de leur aïeul, Malbork, en Pologne...
A travers ce récit à la fois émouvant et humoristique d'un des chapitres les plus sombres de l'Histoire, Danny Wattin brosse avec tendresse et malice les relations familiales, les difficultés et les conflits, mais aussi l'amour qui existe entre père et fils.
J’ai apprécié ce road movie de trois générations de juifs suédois originaires de Pologne retournant à Malbork lieu de vie de l’arrière grand - père. Pogroms, persécutions côtoient la rage de vie et la tendresse avec le silence des survivants.
Nous nous sommes séparées en nous souhaitant de bonnes lectures
et en nous donnant rendez-vous le 6 juillet.
               Petite info : la liste des livres de Katarina Mazetti est disponible
à l'accueil de la Madiathèque.
Dès le 21 juin, d'autres exemplaires prêtés par la Médiathèque de Côte d'Or viendront compléter les livres à dispostion afin que toutes les personnes qui le désirent
puissent les lire pour la rentrée du 7 septembre et pourquoi pas, nous rejoindre.

 

Aline

   

 

 

 

Réunion du club des Millefeuilles le 4 mai 2016

 

Nous nous sommes donc retrouvées ( accord féminin car toujours pas de monsieur ), pour échanger sur la lecture de différents ouvrages de Jonnathan Coe.
Clotilde, nouvelle responsable de la médiathèque a assisté à cette séance et ainsi a pu faire connaissance des membres des Millesfeuilles.
Nous avons débuté la séance en riant, car beaucoup ont lu  dans le temps imparti de ces 2 mois, un peu comme des élèves qui allaient être interrogés : "vite, vite, je dois terminer pour mercredi". Et oui, les nouveautés étant arrivées, nous sommes impatientes de les lire !
D’emblée, nous sommes unanimes à dire que Jonathan Coe:" c'est une pointure, c’est du lourd" comme dirait Fabrice Luchini !
 C’est Andrée qui se lance avec ce livre de quatre nouvelles intitulés :

 desarcordsDésacords imparfaits :

publié en 2012 ; Trad. de l'anglais par Josée Kamoun
«Il y a combien de temps que j’ai joué ces accords? Combien de temps qu’elle est apparue dans le bar, elle, qu’elle s’est approchée du piano, pendant que j’improvisais dans la pénombre de la salle, bien après que les buveurs les plus endurcis étaient rentrés chez eux, leurs verres finis? Je ne sais pas, j’en perds le souvenir. Je me rappelle seulement que nous avons bavardé, échangé des banalités quelques minutes, pendant que mes doigts erraient sur le clavier, machinalement ; au fil des itinéraires habituels, des harmonies faciles et familières, auxquelles je me laisse prendre, ces temps-ci, comme à autant de mauvaises habitudes.»
Quatre pièces courtes pour rire et rêver, quatre variations sur nos vies incertaines, où rien n’est jamais achevé – pas même le malentendu. Au clavier, Jonathan Coe avec sa petite musique qui nous piège pour mieux nous enchanter.
Andrée apprécie cet auteur et plus particulièrement 2 ouvrages, dont celui-ci qu’elle a beaucoup aimé.
Comme elle était la seule à l’avoir lu, nous l’avons crue sur parole car son enthousiasme était communicatif.
Puis Aleth nous a présenté :

bienvenuBienvenu au club :

publié en 2003. Trad. de l'anglais par Jamila et Serge Chauvin
Imaginez ! L'Angleterre des années soixante-dix, si pittoresque, si lointaine, avec ses syndicats propères et sa mode baba cool. Une image bon enfant que viennent lézarder de sourdes menaces : tensions sociales, montée de l'extrême droite, et une guerre en Irlande du Nord qui ne veut pas dire son nom.
Mais dans ces années où le pays va basculer de l'État-providence au thatchérisme et de la musique planante au punk, Benjamin, Philip, Doug et leurs amis ont bien d'autres choses en tête : s'intégrer aux cliques et aux clubs d'un lycée archaïque, oser parler aux filles, s'affirmer comme artistes en herbe, s'échapper de Birmingham l'endormie pour des aventures londoniennes... Trop innocents pour saisir les enjeux et les intrigues qui préoccupent leurs parents. Jusqu'à ce que le monde les rattrape.
Dans ce roman foisonnant, qui comportera une suite, Jonathan Coe renoue avec la veine de Testament à l'anglaise, usant de tous les styles, entremêlant en virtuose récits et personnages, tirant d'une main experte tous les fils du destin, pour nous offrir à la fois une chronique adolescente tendre et drôle, un roman d'apprentissage nostalgique, et le tableau ample, grave et lucide d'un pays en pleine mutation.
Bof, pas très enthousiaste : livre fourre-tout et beaucoup trop de sujets.
Il lui semble que l’auteur a uniquement mis des personnages afin de placer des évènements, trop nombreux par ailleurs.
Avis partagé par d’autres lectrices présentes.

 

Pour Josette, c’est aussi "un bof "pour nous parler de :

la vieLa vie très privée de Monsieur Sim :

publié en 2011 Trad. de l'anglais par Josée Kamoun
Maxwell Sim est un loser de quarante-huit ans. Voué à l’échec dès sa naissance (qui ne fut pas désirée), poursuivi par l’échec à l’âge adulte (sa femme le quitte, sa fille rit doucement de lui), il s’accepte tel qu’il est et trouve même certaine satisfaction à son état.
Mais voilà qu’une proposition inattendue lui fait traverser l’Angleterre au volant d’une Toyota hybride, nantie d’un GPS à la voix bouleversante dont, à force de solitude, il va tomber amoureux. Son équipée de commis-voyageur, représentant en brosses à dents dernier cri, le ramène parmi les paysages et les visages de son enfance, notamment auprès de son père sur lequel il fait d’étranges découvertes : le roman est aussi un jeu de piste relancé par la réapparition de lettres, journaux, manuscrits qui introduisent autant d’éléments nouveaux à verser au dossier du passé. Et toujours Max pense à la femme chinoise et à sa fille, aperçues dans un restaurant en Australie, dont l’entente et le bonheur d’être ensemble l’ont tant fasciné. Va-t-il les retrouver ? Et pour quelle nouvelle aventure ?
Brouillant joyeusement les cartes de la vérité et de l’imposture, Coe l’illusionniste se réserve le dernier mot de l’histoire, qui ne manquera pas de nous surprendre.
Plus d’une génération va se reconnaître dans ce roman qui nous enchante avec un humour tout britannique, bien préférable au désespoir.
Josette n’a pas été passionnée par cette lecture : le seul intérêt semble être la petite pirouette de l’auteur pour la fin...mais elle n’en dira pas plus.
Les autres avis sont identiques, hélas : pas moyen de sauver Monsieur Sim !

 

 Valérie a choisi de nous parler d’expo 58:

expo 58Expo 58:

publié en 2014. Trad. de l'anglais par Josée Kamoun
Londres, 1958. Thomas Foley dispose d’une certaine ancienneté au ministère de l’Information quand on vient lui proposer de participer à un événement historique, l’Exposition universelle, qui doit se tenir cette année-là à Bruxelles. Il devra y superviser la construction du Pavillon britannique et veiller à la bonne tenue d’un pub, Le Britannia, censé incarner la culture de son pays. Le jeune Foley, alors qu’il vient de devenir père, est séduit par cette proposition exotique, et Sylvia, son épouse, ne voit pas son départ d’un très bon œil. Elle fera toutefois bonne figure, et la correspondance qu’ils échangeront viendra entrecouper le récit des nombreuses péripéties qui attendent notre héros au pays du roi Baudouin, où il est très vite rejoint par de savoureux personnages : Chersky, un journaliste russe qui pose des questions à la manière du KGB, Tony, le scientifique anglais responsable d’une machine, la ZETA, qui pourrait faire avancer la technologie du nucléaire, Anneke, enfin, l’hôtesse belge qui va devenir sa garde rapprochée…
Coe embarque le lecteur dans une histoire pleine de rebondissements, sans que jamais la tension ne retombe ou que le ridicule ne l’emporte. Sous la forme d'une parodie de roman d’espionnage, il médite sur le sens de nos existences et dresse le portrait d’un monde disparu, l’Angleterre des années 1950, une société tiraillée entre une certaine attirance pour la liberté que semble offrir la modernité et un attachement viscéral aux convenances et aux traditions en place.
Comme Andrée, Valérie est une « inconditionnelle de Jonathan Coe et nous a parlé avec enthousiasme de ce livre où le personnage d’une grande naïveté est très touchant par son innocence. Son argumentation nous a convaincue : très bonne et belle lecture.
Qui souhaite le lire pour en discuter ?

 

 Plusieurs d’entre nous ont lu :

la maisonLa maison du sommeil :

publié en 1998.Trad. de l'anglais par Jean Pavans.
Cet ouvrage a obtenu le prix Médicis
De bien curieux événements se déroulent à Ashdown, inquiétante demeure perchée sur une falaise des côtes anglaises. Naguère, c'était une résidence universitaire, où se sont croisés Sarah la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l'amoureux transi, Terry le cinéphile fou. Leurs destins ont divergé, mais les spectres du passé continuent de hanter Ashdown, devenue une clinique où le sinistre docteur Dudden se livre à de monstrueuses expériences sur les troubles du sommeil. Par quelles mystérieuses coïncidences tous les personnages vont-ils s'y retrouver ? Et quelles transformations vont-ils y subir ?
Une fresque foisonnante et rigoureuse, où l'illusion amoureuse va jusqu'à l'extrême limite de sa réalisation, et où la vérité sort toujours des rêves.
Echanges pour qualifier ce livre qui récèle également du suspense, de livre intéressant.

 

Dominique a clos en s’exprimant sur :

la pluieLa pluie avant qu’elle tombe :

publié en 2010. Trad. de l'anglais par Serge Chauvin et Jamila Ouahmane Chauvin
Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences?
Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

 

Nous sommes unanimes pour dire que cet ouvrage ( et celui des nouvelles)se démarque de son oeuvre.
C’est un ouvrage qui s’attache fortement aux personnages d’une lignée, tous féminins et qui pointe du doigt la souffrance répétitive : c’est passionnant à lire car en fermant ce livre bien construit, on peut être conduit à se poser la question : « et moi, où en suis-je de ces schémas de répétitions familiales ?
 Nous avons ainsi traversé l’oeuvre de cet écrivain anglais de 54 ans né à Bromsgrove au Royaume uni et qui a publié une dizaine de romans en français chez Gallimard.
Ses ouvrages sont, en général, une peinture de la société britanique au temps des années Thatcher.
Dans chaque livre, Il s’amuse à remettre un personnage déjà croisé dans un autre car il a établi un arbre généalogique des protagonistes qui vivent à travers ses livres.
 
Avant de nous quitter, nous avons fait le bilan de cette première expérience, qui s’avère concluante, et nous sommes prêtes à recommencer pour la rentrée du 07 septembre 2016.
Notre choix s’est porté sur un auteur féminin : Katarina Mazetti, auteur suédois, comme son nom ne l’indique pas du tout !
 Nous nous sommes séparées en nous donnant rendez vous le 1er juin 2016.
Bonnes lectures à toutes et tous.
 Aline
 
 

 

 

 

 

Réunion du club des Millefeuilles le 6 avril 2016

 

Les jours passent vite, et nous nous sommes retrouvés pour notre rendez-vous mensuel, celui du printemps.
 Notre choix d'échanger sur un seul auteur, Jonathan COE, lors de notre prochain rendez-vous de mai, a limité nos autres lectures.
Néanmoins, plusieurs livres furent évoqués :
Nous avons de nouveau échangé sur:

epousesDe si parfaites épouses de Lori Roy

évoqué le mois dernier, car Dominique a souhaité conforter l'avis d'Andrée sur cet ouvrage. Le terme employé a été : hallucinant !
Ce livre décrivant l'Amérique des années cinquante met à mal "le rêve américain" de cette époque. Etait - ce le cinéma d'Hollywood qui a fait croire que la femme américaine était libre? Nous découvrons son conditionnement de soumission au mari, aux codes de vie locale avec toute son hypocrisie. Elle était prisonnière des préjugés et n'avait aucune liberté. Son but de vie était d'être une parfaite maîtresse de maison, une esclave et un faire valoir de son mari : de parfaites Desperate Housewives ou Beautés désespérées.
Puis, avec Aleth, nous sommes passés à :

 mankellSable mouvant - Fragments de ma vie deHenning Mankell

 « En janvier 2014, j’ai appris que j’étais atteint d’un cancer grave. Cependant, ce n’est pas un livre crépusculaire, mais une réflexion sur ce que c’est que vivre. Je me suis promené dans ma propre histoire, de l’enfant que j’étais à l’homme que je suis aujourd’hui. Je parle d’événements qui m’ont marqué à jamais et d’hommes et de femmes qui m’ont ouvert des perspectives insoupçonnées. Je parle d’amour et de jalousie, de courage et de peur, de la cohabitation avec une maladie potentiellement mortelle. Je parle des artistes qui vivaient il y a 40 000 ans, des images fascinantes qu’ils nous ont laissées dans les recoins profonds et obscurs des grottes. Je parle du troll maléfique que nous avons engendré et que nous essayons à présent d’enfermer dans la montagne afin qu’il ne s’en échappe pas pendant les cent mille ans à venir. Je parle de la manière dont a vécu et dont vit l’humanité, et dont j’ai moi-même vécu. Je parle de la joie de vivre. Elle m’est revenue après que j’ai échappé au sable mouvant, qui menaçait de m’entraîner dans l’abîme. » H M
Mankell nous convie à partager le voyage étonnant de son existence, de la solitude des forêts immenses du nord de la Suède à une vie cosmopolite sur plusieurs continents, mais aussi et surtout le voyage invisible, intérieur, qui l’occupe depuis l’enfance. Un récit débordant d’énergie vitale.
Cet auteur, décédé en octobre 2015, est surtout connu pour ses ouvrages policiers.
C'est une compilation de récits et d'anecdotes répartis en 67 chapitres : des réflexions sur le sens de la vie, bien narrées. En résumé : pas un livre triste malgré le contexte mais plutôt positif.
Ensuite,Josette nous a entraîné dans la guerre des Balkans avec :
 

pointCheck-point de Jean Christophe ruffin

 
Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre.
 

 

 

     

 

 

  Réunion du club des Millefeuilles le 2 mars 2016

 

 C’est avec plaisir que nous nous sommes retrouvées pour notre rendez-vous mensuel.
 Avant de procéder à nos échanges de lectures, j’ai proposé de faire un bilan, afin que nous puissions exprimer, nos attentes respectives.
 Plusieurs nouvelles possibilités de déroulement ont été proposées et voici celle qui est retenue pour notre rendez vous du 4 mai 2016.
 La lecture d’un seul auteur, et l’élu est : Jonathan Coe.
 Les livres prêtés par la Médiathèque de Côte D’Or seront disponibles dès mercredi 9 mars à la Médiathèque de Villers les Pots et ceci grâce à la navette.
 Il est utile de rappeler que rien n’est imposé, et que chacun ou chacune est libre de participer ou pas à ces lectures, voir même, venir simplement écouter.
 Nous espérons, à travers ce blog, apporter des informations qui donneront envie à d’autres personnes de venir nous rejoindre.
 Voici les lectures partagées :

 

 Miséricorde de Jussi Adler-Olsen

 Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ?
Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne. Pour eux, pas de cold case...
Josette a beaucoup apprécié ce livre.

 

La vie devant soi de Romain Gary

 Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975.
Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive: Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son "trou juif", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré "des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.
 Valérie est allée puiser dans les années 1975 pour replonger dans ce livre de Romain Gary signé Ajar.
 40 ans plus tard cet auteur, connu sous deux patronymes, mérite de ressortir des étagères car il est toujours d’actualité et notre lectrice a pris du plaisir à le relire.
 C’est un livre plein d’amour et un message de tolérance vu à travers les yeux d’un petit garçon. Le ton est frais et le style intéressant. Il aide à parler des questions sur la mort.
 

 L’exercice de la médecine de Laurent Seksik

 Léna Kotev est cancérologue à Paris. Dans sa famille, on est médecin de génération en génération : Pavel Alexandrovitch exerçait dans la Russie tsariste, Mendel fut professeur dans le Berlin des années 1920, Natalia fut victime, sous Staline, de l’affaire du Complot des Blouses blanches. Loin des combats de ses glorieux aïeux, Léna rêve de se soustraire à la légende familiale. Mais peut-on échapper à son destin ? Inscrits dans une mythologie qui les dépasse, les Kotev ont vocation à donner un sens à l’Histoire autant qu’à toute vie sauvée.
 Comme dans ses précédents romans, Laurent Seksik entremêle les destinées et les époques. Autour du choix de Léna se tisse la chronique d’une famille de médecins juifs dans un roman qui célèbre la noblesse de guérir et le refus de la fatalité.
 Aleth : passionnant : peut- on échapper à son destin ?
 Bien écrit, c’est un hymne à la famille et au travail mis au service de son prochain sans aucune attente.
 Les descriptions sont bien documentées.
 Ce livre a un lien avec le précédent puisque nous suivons le destin d’une famille de médecins juifs sur un siècle de la Russie à la France de 2015.

 

De si parfaites épouses de Lori Roy

 Detroit, en 1958, à la fin du mois de juin. Dans le quartier ouvrier blanc d’Adler Avenue, l’atmosphère est pesante, l’air chargé de menaces. Les grandes usines où tous les hommes sont employés commencent à fermer et, plus inquiétant encore, des gens de couleur s’installent dans le quartier. Dans leurs maisons proprettes aux rideaux parfaitement tendus et aux pelouses bien entretenues, les femmes s’observent et se méfient. Les jours de paie, on a vu des femmes noires près de l’usine aguicher leurs maris en portant des tenues inappropriées. Dans Adler Avenue, il y a Julia qui doit veiller sur ses jumelles, son amie Grace, enceinte de huit mois, et leur voisine Malina, toujours impeccable, qui donne le ton des discussions et orchestre d’une main de maître la vente de charité de la paroisse de St Alban’s, et puis il y a Elisabeth, la jeune fille un peu attardée, qui vit avec son vieux père. Tous les jours, les hommes rentrent crasseux de l’usine, et tous les jours, leur épouses les attendent bien sagement à la maison. Mais un après-midi, Elisabeth disparaît. Alors que les hommes quadrillent le quartier dans l’espoir de la retrouver, la tension monte. Julia et Grace sont les dernières à avoir vu Elisabeth. Y a-t-il un lien avec le meurtre d’une jeune femme noire dans l’entrepôt à côté de l’usine ? Pour les parfaites épouses d’Adler Avenue, le mal a bien pris ses racines dans leur petit paradis. Un roman noir au suspense étouffant.
 Andrée a bien apprécié ce livre qui est une étude sur la société américaine des classes moyennes dans les années 60. L’hypocrisie est omniprésente dans les relations entre tous les personnages.
 C’est « bien ficelé ».
 
 

M.Hélène a poursuivi avec le partage de deux livres du même auteur.

 Tangente vers l’Est de Maylys de Kerandal

 Ceux-là viennent de Moscou et ne savent pas où ils vont. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, des gars jeunes, blancs, pâles même, hâves et tondus, les bras veineux le regard qui piétine, le torse encagé dans un marcel kaki, allongés sur les couchettes, laissant pendre leur ennui résigné dans le vide, plus de quarante heures qu’ils sont là, à touche-touche, coincés dans la latence du train, les conscrits.»
Pendant quelques jours, le jeune appelé Aliocha et Hélène, une Française montée en gare de Krasnoïarsk, vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage d’un bout à l’autre du Transsibérien. Les voilà condamnés à fuir vers l’est, chacun selon sa logique propre et incommunicable.
 Elle a aimé ce huis clos entre les deux personnages dans le Transsibérien : il y a de très belles descriptions de paysages de la Russie durant ce voyage. Ce livre a un style agréable.

 

Naissance d’un pont de Maylys de Kerandal

 «À l’aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c’est un autre homme qui sort des bois, c’est un homme hors de lui, c’est un meurtrier en puissance. Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d’acier, irise les nappes d’hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte.»
Ce livre part d’une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d’un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d’une dizaine d’hommes et femmes, tous employés du gigantesque chantier. Un roman-fleuve, «à l’américaine», qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court.
 Ce livre, dont l’action, se situe en Californie est une pure fiction mais avec une documentation exceptionnelle sur les thèmes abordés. C’est un livre à l’écriture vivante et alerte.

 

Nymphéas noirs de Michel Bussi

 «Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Elles possédaient pourtant un point commun, un secret en quelque sorte : toutes les trois rêvaient de fuir... »
 Tout n'est qu'illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au coeur de l'intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps. Un étonnant roman policier dont chaque personnage est une énigme.
 Dominique poursuit sa lecture des livres de Michel Bussi et prend beaucoup de plaisir dans ses lectures.
 En conclusion, l’auteur mène toujours le lecteur « par le bout du nez » et ce n’est pas déplaisant.
 A bien aimé.
 

Le renversement des pôles de Nathalie Côte

 Couple : deux personnes de la même espèce considérées ensemble.Couples en vacances avec enfants : spécimen d'un genre particulier qui attend l'été avec impatience mais qui risque fort de finir la tête dans le sable.Les Bourdon et les Laforêt ont loué deux appartements voisins dans une résidence avec piscine en bord de mer. Chacun est arrivé avec la même envie : consacrer ce temps béni aux enfants, au repos, aux projets. Et tous sont rattrapés par leurs obsessions propres : fuir un mari ennuyeux, gagner vite plus d'argent, faire oublier qu'on a pris dix kilos, faire semblant que tout va bien. Passée l'euphorie de l'échappée belle, ils ne tarderont pas à découvrir que changer de vie a un prix, que la liberté exige du souffle et qu'elle ne s'achète jamais à bon compte.Avec un humour acide et une implacable clairvoyance, Nathalie Côte se fait entomologiste de la classe moyenne et pavillonnaire. En filigrane, elle dénonce le monde du travail, véritable machine à tuer, et le monde matérialiste, qui propose vainement de se consoler en consommant à crédit. On regarde ces personnages ni aimables ni détestables se débattre et renoncer. On les regarde, en espérant ne pas leur ressembler.
 Aline : j’ai bien aimé malgré le thème. Il est question d’illusion et de lâcheté dans le couple.
 Ce qu’on sacrifie de soi pour ne rien changer même si la souffrance est grande car l’habitude du connu est toujours préférable (dans ce livre ) à l’inconnu. C’est une compromission néfaste face à ses désirs.
 C’est un premier livre bien écrit.
 
Nous avons terminé avec le dernier livre lu par toutes afin de partager nos impressions :

 Les roses noires de Jane Thynne

 1933. Clara Vine, jeune et jolie actrice anglaise pleine d’ambition, décide de partir tenter sa chance à Berlin, sur les conseils d’un ami. Elle découvre alors les studios mythiques de l’Ufa et se retrouve rapidement coincée dans le cercle des femmes des hauts dirigeants nazis, dont la petite amie de Goering, Emmy Sonnemann, et l’impressionnante Magda Goebbels.
  Lorsque Leo Quinn, agent sous couverture travaillant pour le renseignement anglais, rencontre Clara, il voit en elle la recrue idéale. En effet, déterminée à agir contre ses nouvelles relations, Clara Vine n’hésite pas à jouer de ses dons d’actrice pour les espionner et recueillir leurs confidences intimes, incarnant son rôle à merveille en dépit du danger.
Mais lorsque Magda Goebbels lui révèle un lourd secret et lui confie une mission des plus délicates, toutes ses certitudes basculent. Tiraillée entre son devoir, son affection grandissante pour Leo et le service que Magda lui demande, Clara va se retrouver confrontée à un choix difficile…
 Verdict à l’unanimité : à oublier très vite !
 
Nous nous sommes séparées en nous donnant rendez - vous le 6 avril 2016.
 Bonnes lectures
 ALINE

 

 

 

Réunion du club des Millefeuilles le 3 février 2016

 

C'est avec plaisir que je partage avec tous les lecteurs présents et futurs, les échanges que nous avons eu à notre réunion du 3 février 2016 car dorénavant, c'est sur ce site que toutes les informations et les actualités du club lecture seront mises en ligne.

Merci à tous les lecteurs qui nous ont été fidèles sur l'ancien over-blog, qui conservera   nos publications antérieures mais ne sera plus actualisé.

Un classeur de résumés des livres lus et partagés en réunion du club lecture est mis à disposition à l'accueil de la médiathèque.

Dans le cadre d'une lecture commune partagée, nous avons donc débuté par la restitution et le ressenti de chacune à la lecture de :

Le voile de Téhéran

de Parinoush SANIEE

 «Quand j'ai repris mes esprits, je me trouvais chez cet homme, dans la chambre à coucher. Debout dans un coin de la pièce, je serrais étroitement contre moi le tchador blanc dont on m'avait affublée avant de me conduire dans cette maison. J'essayais de ne faire aucun bruit, espérant qu'il ne remarquerait pas ma présence. Dans ce silence absolu, les larmes coulaient jusque sur ma poitrine. Mon Dieu, comment comprendre ces moeurs ? Un jour, ma famille voulait me tuer sous prétexte que j'avais échangé quelques mots avec un homme que je connaissais depuis deux ans, sur lequel je savais beaucoup de choses, que j'aimais et que j'étais prête à suivre au bout du monde, et le lendemain elle prétendait m'obliger à coucher dans le même lit qu'un étranger dont j'ignorais tout et qui ne m'inspirait que de la terreur. »
Massoumeh, seize ans, n'a qu'un désir : poursuivre ses études. Un rêve accessible aux filles depuis que le shah a modernisé l'Iran. Mais quand ses frères découvrent qu'elle vit une histoire d'amour, très innocente, avec un voisin, ils la marient à un homme qu'elle ne connaît pas et n'a même jamais vu. D'abord désespérée, Massoumeh se rebelle et prend son existence en main.
Ce roman d'une femme déterminée qui affronte son destin dans une société en plein bouleversement a connu le succès dans le monde entier.

Il est certain que cette lecture ne laisse personne indifférent : le roman se situe en Iran, à la chute du Shah. C'est l'intégrisme religieux, la guerre civile n'est pas loin car, nous dit l'auteur, les Iraniens n'avaient pas appris à faire usage de la liberté. Puis vient la guerre contre l'Irak.
L'auteur nous propose de suivre les soubresauts de l'histoire Iranienne durant trente-cinq ans.
Beau portrait de femme qui se bat pour la liberté d'esprit,son instruction et pour que la femme ne soit pas qu'un objet. Ce livre fait également écho à toutes ces femmes d'aujourd'hui qui luttent pour leur liberté au prix de leur vie.
Nous avons bien pris conscience de ce grand écart avec nous, femmes d'occident, Françaises en particulier puisque nous parlions de nous, et la finalité de nos propos pourrait être la suivante : il nous faut remercier toutes ces femmes qui se sont battues pour nos droits actuels et surtout......ne rien lâcher !

Puis nous avons poursuivi avec des lectures personnelles et Michel BUSSI a été choisi à deux reprises :

 

Gravé dans le sable
Michel BUSSI

Juin 44. Le soldat Lucky est tombé sur une plage normande. Vingt ans plus tard,
Alice, sa fiancée, apprend le pacte insensé conclu sur le bateau quelques heures
avant le carnage. Et va tout faire pour qu'éclate, enfin, la vérité.
Quel est le prix d'une vie ?

Quand on s'appelle Lucky, qu'on a la chance du diable, alors peut-être la mort n'est-elle qu'un défi. Un jeu. Ils étaient cent quatre-vingt-huit soldats sur la péniche en ce jour de juin 1944. Et Lucky a misé sa vie contre une hypothétique fortune.
Alice, sa fiancée, sublime et résolue, n'a plus rien à perdre lorsque vingt ans plus tard, elle apprend l'incroyable pacte conclu par Lucky quelques heures avant le Débarquement.
De la Normandie aux Etats-Unis, elle se lance à la quête de la vérité et des témoins... au risque de réveiller les démons du passé.
J. a beaucoup apprécié l’aspect documentaire avec cette enquête sur ce qui s’est réellement passé lors de ce débarquement mais, pour elle, la romance lui parait superflue.
C'est un roman bien construit et bien mené, avec un bon suspense.

 

 

 

N'oublier jamais
Michel BUSSI

"Vous croisez au bord d'une falaise une jolie fille ?
Ne lui tendez pas la main !
On pourrait croire que vous l'avez poussée."
« Vous croisez au bord d'une falaise une jolie fille ?
Ne lui tendez pas la main !
On pourrait croire que vous l'avez poussée. »

Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper. A Yport, parti s'entraîner sur la plus haute falaise d'Europe, il a d'abord remarqué l'écharpe, rouge, accrochée à une clôture, puis la femme brune, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Ils sont seuls au monde ; Jamal lui tend l'écharpe comme on lance une bouée.
Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, gît sous les yeux effarés de Jamal le corps inerte de l'inconnue.
A son cou, l'écharpe rouge.
C'est la version de Jamal.
Le croyez-vous ?
D.a adoré !Pour elle, l'auteur mène le lecteur par le bout du nez alors qu' A. n'a que modérément adhéré.
2 avis divergents et c'est très bien.

 

 

Petit Piment
Alain MABANCKOU

 

Jeune orphelin de Pointe-Noire, Petit Piment effectue sa scolarité dans une institution catholique placée sous l’autorité abusive et corrompue de Dieudonné Ngoulmoumako. Arrive bientôt la révolution socialiste, les cartes sont redistribuées, et Petit Piment en profite pour s’évader avec des jumeaux à la brutalité légendaire, abandonnant ainsi son meilleur ami, qui refuse de le suivre. Il s’adonne alors, avec son clan, à toutes sortes de larcins, jusqu’à ce que les habitants décident de nettoyer leur zone d’action. Petit Piment trouve refuge auprès de Maman Fiat 500 et de ses dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gaîté quotidienne de cette maison pas si close que ça, où il rend toutes sortes de services. Mais le maire de Pointe-Noire décide d’une nouvelle intervention énergique contre la prostitution. C’en est trop. Petit Piment perd la tête. De bonnes âmes cherchent à le soigner (médecine, psychanalyse, magie ou sorcellerie), mais l’apparente maladie mentale ne lui fait pas perdre le nord : il a une vengeance à prendre contre celui qui a brisé son destin.
MH nous a décrit un livre à la fois léger et grave, avec un aspect triste et naïf mais beaucoup de passages amusants : agréable à lire.

 

Les pierres blanches

Catherine ALLEGRET

 

« C’était une de ces nuits de juin à regretter que l’on ait un jour inventé l’électricité. Assise, les genoux repliés sous le menton, Lisa s’imprégnait du silence. Il était si parfait qu’elle percevait le passage de chaque seconde au rythme de la comtoise qui mesurait le temps dans l’entrée. Elle pouvait s’entendre vieillir, et, pour cette fois, cela ne lui déplaisait pas. 
Elle marchait à reculons dans sa mémoire.
Lisa frissonna, il était temps de rentrer, demain le camion de déménagement était prévu pour huit heures. »
Cette nuit-là, entre veille et cauchemars, assaillie par les images d’une existence chaotique, Lisa parviendra-t-elle à démêler les fils de son histoire et à sauver ce qu’elle croyait avoir irrémédiablement saccagé ? L’amour et la volonté l’emportent-ils jamais sur l’absence et l’abandon ?
A. a aimé ce livre avec plusieurs thèmes bien analysés et bien écrit : toujours cette question sur le manque d'amour et comment le combler.

 

Pattes de velours

Maria ERNESTAM

 

Sara et Björn s'installent à la campagne dans la maison qu'ils viennent de rénover. Un paradis d'espace et de liberté pour eux comme pour leur chat. Le couple d'en face, leurs seuls voisins, est charmant. Ils n'ont qu'un seul défaut, leur propre chat, un animal belliqueux qui défend son territoire toutes griffes dehors. Bientôt, une guerre des nerfs s'engage, oeil de lynx contre patte de velours. Et c'est délicieusement cruel. On ne choisit pas ses voisins. Leur chat encore moins.
A. un seul mot : T O P !!!
Mais son mari et sa fille n'ont pas aimé alors.....il faut le lire !

 

La fille du train

Paula HAWKINS

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…
Avec ce thriller psychologique exceptionnel, Paula Hawkins fait figure de révélation de l’année. Il vous suffit d’ouvrir ce livre et de vous laisser entraîner dans le piège paranoïaque et jubilatoire qu’elle vous tend et vous comprendrez combien cette publication fait figure d’événement.
Paula Hawkins a vécu au Zimbabwe, en France et en Belgique. Journaliste à Londres, La Fille du train est son premier roman.
A. a beaucoup aimé ce thriller avec tous ces personnages en souffrance alors que, personnellement, je n'ai précisément pas adhéré à ces personnages : décidément ce livre, toujours en tête des ventes n'en finit pas de diviser.

Les bannis

Laurent CARPENTIER

 

« Tous, ils marchent en chantant. Ils ne sont ni joyeux ni tristes, mais ils chantent. Ils sont ma famille, mon peuple, ma condamnation à l’errance. Ils viennent de Picpus ou de Bretagne, de Bucarest ou de Tunisie, d’Istanbul ou de Lannemezan, de Pittsburgh ou du Jura… Ils n’ont souvent rien en commun et pourtant ils fredonnent tous le même chant d’exil, le même récit d’un bannissement. »
Une histoire vraie racontée comme une fiction, celle d’une famille unique et surprenante.
J. nous a fait partagé ce livre où l'auteur a mis l'accent sur le coté sombre de la famille et il ne ressort pas beaucoup de bonheur. Plutôt un fonctionnement familial où les sentiments ne peuvent s'exprimer. La vie est un combat et s'apparente à une lutte permanente.

Puis nous avons partagé une sympathique collation offerte par Anne, une fidèle lectrice qui quitte la région et a largement contribué aux échanges du club lecture.
Très bonne installation dans l'Aube.

Rendez vous le mercredi 2 mars à 18h et en attendant .....très bonnes lectures.

Aline

 

 

 

*     14 000 kilomètres dans les pas de l'Homme.

Kenya, Éthiopie, Soudan, Égypte, Israël... Après le grand succès d'«Africa Trek I», Alexandre et Sonia Poussin nous racontent la suite et la fin de leurs aventures africaines.

 

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